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Lundi 24 Mars 2025
Manon Triniac

Éducation financière : Mon Petit Placement veut faire passer les Français de l’épargne à l’investissement

Mon Petit Placement publie une étude sur les freins à l’investissement et lance Flouze, une application gratuite et ludique pensée pour initier les Français à la gestion d’argent. Objectif affiché : démocratiser l’accès à l’investissement.


Thomas Perret, co-fondateur de Mon Petit Placement
Thomas Perret, co-fondateur de Mon Petit Placement
La France continue de cultiver un paradoxe tenace. Alors que l’épargne reste une habitude solidement ancrée - 88 % des Français mettent de l’argent de côté - , l’investissement, lui, demeure largement boudé. Manque de pédagogie, peur du risque, perception élitiste du placement financier : les blocages sont connus, mais peinent à être levés. C’est pour tenter d’y remédier que la fintech Mon Petit Placement a dévoilé, à l’occasion de la Semaine de l’Éducation Financière, une étude sur les freins à l’investissement, couplée au lancement d’une application mobile ludique, Flouze.

Le tableau dressé par cette étude, réalisée auprès de plus de 1000 personnes avec l’institut Poll&Roll, confirme ce que de nombreux acteurs du secteur observent depuis des années : l’éducation financière est un impensé collectif. 45% des répondants déclarent ne pas se sentir suffisamment formés pour investir. Et si la crainte du risque reste l’argument le plus fréquemment avancé, par 58% des répondants, elle est, selon Thomas Perret, fondateur de Mon Petit Placement, intrinsèquement liée à ce manque d’éducation financière. « Le risque fait peur quand on ne le comprend pas. Dès que les concepts deviennent flous, la défiance prend le dessus », analyse-t-il.

Une autocensure encore très présente

Autre donnée significative : 41 % des répondants estiment que l’investissement n’est tout simplement pas fait pour eux. En creux, la persistance d’une représentation élitiste du placement financier. Il faudrait, pensent encore beaucoup de Français, avoir un patrimoine conséquent ou une culture boursière solide pour s’y intéresser. « Il y a une vraie autocensure, nourrie par un imaginaire collectif ancien », observe Thomas Perret.

Selon lui, s’il y a eu un effort de démocratisation sur certains outils financiers, l’accompagnement pédagogique, lui, n’a pas suivi. L’offre reste pensée pour ceux qui savent déjà, et non pour ceux qui hésitent. « Aujourd’hui, tout est plus simple techniquement, mais l’amont, la bascule psychologique, reste à faire. Il faut du contenu adapté, et une autre façon d’entrer dans le sujet », explique Thomas Perret.

Flouze : une appli qui gamifie l’investissement

C’est dans cette logique que s’inscrit le lancement de Flouze, application mobile gratuite, développée avec La France Mutualiste. Le principe : un parcours de dix niveaux, avec des quiz et des anecdotes, pour apprendre à gérer un budget, comprendre l’épargne, et se familiariser avec les bases de l’investissement. L’accent est mis sur le ton et la forme : visuels pop, langage simplifié, absence de jargon.

« L’ambition, c’est de capter l’attention des gens qui ne s’intéressent pas spontanément à la finance », explique Thomas Perret. « Nous avons conçu Flouze comme un outil 100 % pédagogique, pensé pour lever les premiers blocages », affirme-t-il.

Et le succès semble être au rendez-vous. D’après Thomas Perret, l’application a enregistré plus de 10 000 téléchargements en moins d’une semaine, avec des sessions de 11 minutes en moyenne, ce qui laisse entrevoir l’appétit des Français pour ce type de formats.

La démocratisation de l’investissement : un long chemin

Si le discours de la démocratisation est aujourd’hui omniprésent dans la sphère financière, la réalité du terrain reste très inégalitaire, selon le fondateur de Mon Petit Placement. « Beaucoup d’acteurs institutionnels ou bancaires se disent inclusifs. Mais dans les faits, ils continuent à concevoir des offres qui ne concernent que les clients disposant d’un certain niveau de patrimoine », déplore-t-il. Sous 5 000 euros, rares sont les offres qui proposent un conseil réel, une stratégie personnalisée ou même un suivi. « Il n’est pas rentable, pour ces structures, de mobiliser un conseiller pour quelqu’un qui veut investir 1 000 euros », explique Thomas Perret.

Même si ce n’est pas toujours facile, Mon Petit Placement entend garder son cap en continuant aux patrimoines plus modeste. La startup revendique une approche par le volume. Avec une mise médiane autour de 3 000 euros, elle compte aujourd’hui 27 000 clients, et parie sur une montée en puissance progressive. « Notre modèle fonctionne à condition de tenir suffisamment longtemps pour atteindre une base large. Il ne s’agit pas d’une question de modèle économique, mais d’un enjeu de temporalité. En volume, il y a beaucoup plus de gens capables d’investir 1 000 euros que 100 000. Encore faut-il leur parler avec les bons outils, au bon moment », conclut-il.


Manon Triniac

A propos de Mon Petit Placement

Créée en 2017 par Thomas Perret et Thibault Jaillon, Mon Petit Placement est une fintech lyonnaise visant à démocratiser l’investissement financier auprès des particuliers. Mon Petit Placement permet à ses utilisateurs d'accéder à des produits financiers haut de gamme et les accompagne de manière personnalisée dans leur stratégie d'investissement, à travers une interface simple et ludique, et des conseillers financiers disponibles 7j/7. Mon Petit Placement propose 3 portefeuilles d'investissement et 10 placements thématiques et responsables. Adossée à La France Mutualiste, GENERALI et APICIL, Mon Petit Placement compte aujourd’hui plus de 25 000 clients et 200 millions d’euros d’encours sous gestion.

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