Opinion | Siobhan Byron, Finastra “Banques européennes : comment accélérer la transformation digitale sans perdre de vue vos clients ?”

Le paysage bancaire européen traverse une transformation sans précédent. Sous l’effet combiné de l’innovation technologique, de l’évolution rapide des attentes clients et de la concurrence accrue des fintechs et BigTech, les établissements doivent repenser leurs modèles, leurs infrastructures et leur rôle dans la chaîne de valeur. L’enjeu n’est plus seulement d’adopter de nouveaux outils, mais d’orchestrer une mutation culturelle et opérationnelle qui conjugue agilité technologique, efficacité opérationnelle et expérience client fluide.

 

Siobhan Byron, Executive Vice President, Universal Banking chez Finastra

 

Innover pour suivre le rythme du changement

L’innovation avance à un rythme effréné. L’intelligence artificielle (IA) et l’analyse avancée des données sont désormais essentielles à la banque moderne. Les assistants alimentés par l’IA offrent aujourd’hui des conseils financiers hyper-personnalisés à grande échelle, tandis que les modèles de machine Learning affinent l’évaluation du risque de crédit et la détection de la fraude avec une précision inédite. Par ailleurs, les outils d’analyse en temps réel permettent aux banques de répondre aux besoins des clients de manière proactive plutôt que réactive.

Pour rester compétitives, les institutions financières doivent favoriser une véritable culture de l’innovation, investir dans des plateformes agiles et riches fonctionnellement et intégrer ces technologies au cœur de leurs opérations. Ces transformations rationalisent les processus, réduisent les coûts et améliorent l’expérience client.

Les infrastructures héritées constituent toutefois un frein majeur. C’est pourquoi les solutions “cloud-first” et “API-first” offrent la scalabilité, la flexibilité et la rapidité nécessaires pour déployer de nouveaux services, s’intégrer à des partenaires et réagir aux évolutions du marché en temps réel. Et il n’est pas toujours nécessaire d’adopter une approche de rupture totale. Une transformation incrémentale ou symbiotique consistant à déployer des solutions de nouvelle génération en parallèle de l’infrastructure existante, permet de réduire les risques tout en accélérant la modernisation.

Le client : moteur de la transformation bancaire

Au centre de ce bouleversement se trouve le client. Les utilisateurs bancaires d’aujourd’hui attendent des expériences fluides, intuitives et personnalisées sur tous les canaux. Plus que jamais, ils souhaitent que leur banque anticipe leurs besoins.

Cela suppose un passage d’un modèle centré sur les produits à un modèle centré sur le client. L’exploitation des données pour comprendre comportements, préférences et

objectifs permet de concevoir des parcours plus pertinents, fluides et sans friction. Mais cette personnalisation doit s’accompagner d’une conformité réglementaire rigoureuse et d’une préservation de la confiance client car, aujourd’hui, innover ne peut se faire sans gouvernance.

Si les architectures “cloud-first” permettent de décloisonner les données, les outils d’IA les interprètent pour en extraire des insights exploitables. Ensemble, ils donnent aux banques les moyens de construire des parcours clients plus intelligents et plus réactifs.

Les écosystèmes : levier de croissance et d’innovation

À mesure que le secteur évolue, les banques redéfinissent leur rôle au sein de l’écosystème financier. Elles passent d’une logique de services isolés à des réseaux interconnectés combinant offres financières et non financières, en collaboration avec des fintechs, des acteurs technologiques et d’autres partenaires non traditionnels.

A partir de ce constat, trois positions majeures émergent :

  • Le constructeur : qui possède la plateforme et la gamme de produits, un modèle exigeant en investissement, mais offrant un contrôle maximal
  • L’intégrateur : qui orchestre une combinaison de services internes et externes, conciliant agilité et supervision stratégique
  • Le fournisseur : qui distribue ses produits bancaires à d’autres plateformes en se concentrant sur la digitalisation sans lourde infrastructure

Chaque modèle présente des avantages selon la taille, la position et les objectifs de la banque. L’essentiel est de préserver un contrôle stratégique et de choisir ses partenariats avec discernement. Les écosystèmes permettent d’élargir les offres, d’explorer de nouveaux marchés et d’innover plus vite, à condition que les collaborations s’alignent avec les valeurs et les priorités de l’institution.

A ce titre, de plus en plus de banques empruntent la voie de la résilience en s’appuyant sur des API pour bâtir des écosystèmes intégrant paiements, prêts et gestion de patrimoine. En intégrant des services couvrant le logement, la mobilité ou la santé, elles peuvent devenir des orchestratrices d’expériences clients globales, dépassant le cadre traditionnel de la banque.

Vers la banque de demain : tendances et enjeux européens

Le secteur bancaire européen dispose de bases solides pour une croissance durable. Une meilleure capitalisation et une baisse des prêts non performants constituent un socle robuste. Le cadre réglementaire, avec des initiatives comme PSD2, impose des exigences fortes, mais ouvre aussi de nouvelles perspectives, notamment l’open banking et la collaboration renforcée avec les fintechs.

Dans un contexte de forte compétition entre acteurs historiques et start-ups, l’innovation et les partenariats stratégiques deviennent essentiels à la différenciation. Malgré les tensions géopolitiques, la transition énergétique et la complexité réglementaire, la direction est claire : la prochaine décennie sera marquée par l’essor de l’IA générative, l’optimisation de l’identité numérique via la blockchain et la consolidation des modèles collaboratifs. Les banques deviendront de véritables orchestratrices d’écosystèmes, mêlant finance et modes de vie.

L’avenir de la banque n’est pas seulement digital : il est collaboratif, centré sur le client et porté par les écosystèmes.

 

Siobhan Byron, Executive Vice President, Universal Banking chez Finastra

Siobhan Byron est EVP Universal Banking chez Finastra, où elle supervise les solutions de core banking et digitales à l’échelle mondiale. Avec plus de 25 ans d’expérience dans le secteur technologique, elle a dirigé des entreprises dans les services financiers, l’assurance, l’industrie et le secteur public. Elle est diplômée en informatique de l’Université d’Ulster et titulaire d’un MBA de l’Université de Liverpool.

 

À propos de Finastra

Finastra est un fournisseur mondial d’applications logicielles pour les services financiers dans les domaines du Lending, Payments, Treasury and Capital Markets, et Universal Banking (retail and digital). Engagée à libérer le potentiel des personnes, des entreprises et des communautés partout dans le monde, l’entreprise ambitionne d’accélérer l’avenir de la finance grâce à la technologie et à la collaboration. Finastra est aujourd’hui partenaire de près de 8 100 institutions financières, dont 45 des 50 plus grandes banques mondiales.

Finastra

 

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