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A propos d’amélioration du pouvoir d’achat et de dividendes…

Dans le cadre du projet présidentiel d’améliorer le pouvoir d’achat via la distribution d’une prime aux salariés (dans le cas d’entreprise de plus de 50 salariés !) quand il y a accroissement des dividendes ( ?), nous revenons sur une proposition apparentée que nous faisions en février 2008 … pour - dans un tel contexte - souligner l’importance à donner à l’équité et à la « symétrie d’intérêts » à la fois pour l’ensemble des salariés vis-à-vis des dividendes d’un côté, pour les actionnaires (et autres détenteurs d’actifs) vis-à-vis de la masse salariale de l’autre.


Rémi Guillet
Rémi Guillet
Extraits du texte de 2008 (1) :
« … Plus que jamais nous pensons que les nombreux et nouveaux défis à relever et notamment l’amélioration, voire le maintien, du pouvoir d’achat (plus trivialement la capacité à consommer le bien-être produit par notre activité économique) passe nécessairement par une nouvelle distribution de la « valeur ajoutée » créée par l’activité économique, entre le « capital » et le « travail », soit, dans le cas de l’entreprise, entre les détenteurs du capital et les acteurs salariés (2) …

Pour l’essentiel, notre proposition … vise un partage plus équitable des profits et risques entre le capital et le travail… et aboutit à ce que la rémunération des salariés évolue (pour une part négociée) avec la production de valeur ajoutée, comme la rémunération des capitaux… Plus complètement, notre proposition se traduit par des modalités de rémunération des différents partenaires, revisitées, s’appuyant sur une participation aux profits (ou un intéressement) libérée et significative destinée aux salariés en complément de leur salaire avec, symétriquement, des actionnaires partiellement rémunérés par une prime de fidélité, indexée sur la masse salariale, complémentaire des dividendes et sécurisante pour leur rémunération…

Au final des modalités qui, en même temps qu’elles rémunèrent en partie suivant les conditions du marché où l’entreprise opère, positivent aux yeux de tous, la valeur de la masse salariale et celle des profits, bouleversant ainsi les rapports entre des acteurs partenaires devenus moins défiants les uns envers les autres (plus confiants et enclins à la coopération et à la négociation).


En cas de marché difficile, voire de crise pour l’entreprise, ces mêmes modalités sont également enclines à l’ouverture de négociations entre partenaires pour éviter les licenciements précoces, voire abusifs, et en cela peuvent être considérées comme aboutissant à des solutions les moins mauvaises possible…y compris du point de vue du pouvoir d’achat pour les personnes concernées… »

Ainsi nous pensons que la voie proposée aujourd’hui pour améliorer le pouvoir d’achat ne devient vraiment pertinente qu’à condition d’en arriver à des dispositions plus ambitieuses intégrant un réel souci de resserrement des liens entre tous les acteurs, salariés, détenteurs d’actifs… des dispositions par ailleurs à étendre à toutes formes d’entreprises (privées, publiques…).

In fine, et bien que souvent dénigrées avant d’être plus complètement explicitées pour en lever l’indéniable « flou », les mesures actuellement envisagées semblent cependant aller dans le sens d’une réforme vers plus d’équité… en être un très timide pas !

(1) Voir l’article « Une autre piste pour le pouvoir d’achat », complément au livre « Pour plus de solidarité entre le capital et le travail… » par Rémi Guillet aux éditions L’harmattan
(2) Il est communément admis que consommateurs et salariés constituent la même population

Rémi Guillet, expert-partenaire GRC-news
guilletremi@yahoo.fr

Jeudi 5 Mai 2011




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