Etude | IA dans la finance : les compétences sont là, la gouvernance manque
24/03/2026
Payhawk, plateforme de gestion des dépenses, publie la deuxième partie de son rapport « CFO AI Readiness », réalisé avec IResearch auprès de 1 520 cadres supérieurs dans huit pays. L’analyse se concentre sur les 405 répondants ayant attribué à leur organisation une note de 7 à 10 sur une échelle d’auto-évaluation de la maturité en IA, les « leaders en IA » selon la terminologie de l’étude.

Le paradoxe des leaders en IA
Le résultat central de l’étude tient en un paradoxe : parmi les organisations qui se qualifient elles-mêmes de leaders en IA, seules 26 % réunissent l’ensemble des conditions opérationnelles nécessaires pour déployer l’IA à grande échelle. Les trois quarts restants (74 %) ne disposent ni de la gouvernance ni de l’infrastructure de données requises pour passer de l’expérimentation à l’intégration dans des workflows financiers réels.
L’étude identifie cinq prérequis à ce passage à l’échelle : des compétences et des outils, un budget engagé, des mesures d’exécution, des règles minimales de gouvernance de l’IA, et des données exploitables par les analyses d’IA. Les résultats montrent un décalage net entre les deux premières catégories et les trois suivantes : 78 % des leaders déclarent disposer des compétences et outils, 69 % d’un budget alloué, mais seulement 55 % d’un cadre de gouvernance minimal.

Deux formes de dette qui s’accumulent
L’étude introduit deux notions qui décrivent les déséquilibres observés. La « dette de règles » désigne la situation où les mesures d’exécution sont développées plus vite que la gouvernance minimale : 22 % des leaders disposent de mesures d’exécution pour l’IA sans avoir défini de règles de gouvernance correspondantes. La « dette de données » renvoie à la situation où l’activité est techniquement possible mais sans socle de données fiable : 39 % des leaders ne sont pas entièrement convaincus que leurs données soient en mesure de favoriser efficacement des analyses augmentées par l’IA.
Par ailleurs, 32 % des leaders possèdent les compétences nécessaires mais pas le cadre réglementaire minimal, une configuration qui expose ces organisations à des risques opérationnels et réglementaires lorsque les déploiements s’étendent à des tâches sensibles comme les approbations, le reporting ou les pistes d’audit.
Hristo Borisov, Dirigeant de Payhawk
« Dans le secteur financier, l’IA n’a de valeur que si les entreprises sont en mesure de lui déléguer de véritables tâches au sein de workflows contrôlés, comme les approbations, le reporting ou les pistes d’audit. Les résultats de l’étude montrent que les entreprises disposent déjà des compétences nécessaires et ont débuté les expérimentations. Pour déployer l’IA à grande échelle, il leur manque un socle opérationnel, des règles minimales et des données exploitables. »
Méthodologie
Étude réalisée par IResearch pour Payhawk auprès de 1 520 cadres supérieurs dans huit pays (DACH, Espagne, France, Benelux, Royaume-Uni & Irlande, États-Unis). Répondants occupant des fonctions de finance, comptabilité, ventes, RH et procurement, dans des entreprises de 50 à plus de 1 000 salariés, couvrant les secteurs services, numérique, manufacture, santé, enseignement et organisations à but non lucratif. L’analyse « leaders en IA » porte sur les 405 répondants ayant attribué à leur organisation une note de 7 à 10 sur une échelle d’auto-évaluation de 1 à 10.
À propos de Payhawk
Payhawk est une plateforme de gestion des dépenses AI-native, qui orchestre l’ensemble des flux financiers à l’échelle mondiale : factures, cartes, notes de frais, voyages d’affaires et achats. Elle comprend un compte global connecté à votre ERP, des agents IA capables de faire respecter les politiques de dépenses et les budgets, tout en offrant une expérience de dépense simple et intuitive pour les collaborateurs. Basée à Londres et présente partout en Europe et aux États-Unis, Payhawk accompagne les ETI et les grands groupes dans plus de 32 pays.
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