Ocode, l’autre spécialiste des passeports digitaux français, s’adonne aussi à la blockchain publique
09/12/2024
AL ALLAIN
"Nous avons démarré sur une blockchain privée car nous avions besoin d’une technologie supportant un très grand nombre de transactions, rapidement." relate Jean-Baptiste Pondevy, Directeur Général de Ocode et parmi les co-fondateurs de la solution en 2016.
Car le premier cas d’usage d’Ocode , n’est autre que l’initiative " Coup de Pouce Vélo" portée par le ministère de l’écologie mi-2020, visant à offrir une sorte de crédit réparation vélo à hauteur de 50 euros auprès de professionnels agréés et ce, afin de favoriser la mobilité douce tout en évitant les effets d’attroupements dans les transports en commun.
"Il fallait d’abord apport une solution technique afin certifier que le revendeur ou réparateur n’était pas un faussaire, et pour ne pas pas multiplier les "primes" et donc limiter les tentatives de fraudes, il fallait aussi pouvoir suivre le vélo."
Pour assurer, authentifier et diffuser KYB et KYC, Ocode va alors s’appuyer sur la blockchain Tendermint. Un an plus tard, Ocode poursuit sa lancée sur la petite reine en remportant un appel d’offre lui permettant de se positionner comme le prestataire technique du Fichier national unique des cycles identifiés (Fnuci), soit : le fichier carte grise des vélos. Opérateur technique de la solution, Ocode est aussi prestataire pour des marques comme Décathlon, Intersport, Moustache…
L’entreprise basée à Nantes va franchir une nouvelle étape en 2022 avec sa dernière levée de fonds au cours de laquelle, le Groupe Dubreuil va prendre une participation s’associant ainsi au fondateur historique, le multi-entrepreneur, Dominique Chabot, rejoint en 2019 par : Jean-Baptiste Pondevy, Alice Calvez et Vincent Roux. Montant levé, un peu plus de 3 millions d’euros.
Une manne qui va permettre à l’équipe de se mettre en ordre de bataille pour obtenir la certification ISO 27001 (en 2023), et de s’échapper du vélo pour se déployer sur d’autres marchés. Design, mobilier, horlogerie, fabricant de surf utilisent désormais Ocode en tant que passeport numérique.
"Nous avons lancé notre poinçon numérique afin de ne pas imposer un QR code aux acteurs du luxe." Le poinçon, un peu plus design qu’un QR code, se glisse ainsi en version nano dans les mécanismes des montres par exemple.
Ayant à ce jour déployé 10 millions de NFT avec des cas d’usage dans divers secteurs d’activité, Ocode se donne les moyens de franchir une nouvelle étape via ce partenariat avec la blockchain publique Veritise. "C’est la seule blockchain publique certifiée par l’AFNOR;" relate Jean-Baptiste Pondevy, Directeur Général de Ocode.
Pour ce partenariat, l’entreprise nantaise n’est pas allée bien loin : jusqu’aux Sables d’Olonne où siège l’entreprise créée par l’Ecossais, Cormac Lucking.
Cormac Lucking, Fondateur de Veritise.
Ensemble, Ocode et Veritise ambitionnent de devenir la solution de référence pour la certification des produits, des documents sensibles, et bien plus encore. Cette collaboration repose sur une vision commune : fournir des solutions blockchain interconnectées et fiables, basées sur des technologies certifiées et reconnues, et développer un écosystème solide dans la région"
Un partenariat qui intervient alors que la réglementation européenne sur les passeports numériques des produits qui seront généralisés d’ici à 2030.
À propos de Ocode
Ocode
À propos de Veritise
L’entreprise est basée aux Sables d’Olonne.
Veritise

