Etude | L’Année de la Fintech 2025

L’Observatoire de la Fintech, publie la mise à jour annuelle de son étude sur les tendances de la Fintech en France et dans le monde – avec ses partenaires KPMG, Mastercard et eToro, et plus de 30 contributrices et contributeurs expert de la Fintech, de la Banque, de l’Assurance, de l’Investissement et de la Transformation des services financiers.

 

 

Selon les résultats de notre étude présentés dans la publication « L’Année de la Fintech 2025 », plusieurs tendances majeures se dégagent à fin novembre :

• Un écosystème stable
La France compte 554 fintechs actives ayant déjà procédé à une levée de fonds, confirmant la maturité et la résilience du secteur.

• Répartition des financements par métiers
Parmi les neuf familles identifiées, l’investissement occupe la première place en 2025 avec 24 % des montants levés.
Les métiers BtoB, notamment la finance embarquée et la cybersécurité, continuent d’attirer les investisseurs (25 % des fonds levés), même si leur poids relatif diminue de moitié cette année.
En cumul historique, l’assurtech demeure en tête avec 2,5 Md€, devant le paiement (1,8 Md€). Au total, les métiers BtoB ont capté 2,9 Md€ depuis les débuts de l’écosystème.

• Une année contrastée pour les levées de fonds
• –22 % en montants levés en 2025 vs 2024
• 1,1 Md€ levés, contre 1,3 Md€ l’an dernier
• Un 2ème semestre faible (-67%) après un premier trimestre dynamique (+32%)
• 12 Md€ au total levés depuis la naissance de l’écosystème
• 73 opérations en 2025, contre 101 en 2024
• 1 seul méga-deal, comme en 2023, contre 3 opérations >100 M€ en 2024

• Mais un M&A particulièrement actif
Avec 42 opérations en 2025, dont une première opération “licorne”, le marché confirme son dynamisme, avec également une IPO via un SPAC. L’âge moyen des cibles reste stable, autour de 12 ans d’existence.

• Un taux d’échec faible et stabilisé
14 cessations d’activité ont été recensées en 2025, soit environ 4 % des fonds levés cumulés (100 fintechs en tout depuis 2016). À noter : aucune fintech qui a cessé son activité cette année n’avait levé plus de 20 M€.

• Un marché de l’emploi toujours bien orienté
Le secteur comptabilise environ 38 000 salariés, en hausse de 10 %, rythme identique à 2023 et 2024.

• Une dynamique internationale en ligne avec la France
La France conserve son rang de leader de la fintech en Europe continentale.
-> Le #Fintech40 recule légèrement de 2 %, reflétant les contre-performances de plusieurs grandes valeurs cotées (Fiserv, PayPal, Block).
-> En parallèle, 2025 marque le grand retour des IPO fintech : 42 introductions ont permis de lever près de 10 Md$, soit 3 à 6 fois les volumes de 2024 et 2023.
Parmi les plus emblématiques : Circle (1,1 Md$), Klarna (1,4 Md$), Chime (0,9 Md$).

 

Après une reprise solide en 2024 (+20%) et un premier semestre 2025 bien orienté, le financement de la Fintech française a nettement ralenti au second semestre. Sur l’ensemble de l’année, les montants levés reculent ainsi de 22%, à 1,1 milliard d’euros, contre 1,3 milliard en 2024. Les investisseurs ont également renforcé leur sélectivité, entraînant une baisse du nombre d’opérations, de 101 à 73 (–28%), et une contraction des tickets financés.

Cette contre-performance résulte d’un faisceau de facteurs : une conjoncture macroéconomique plus incertaine, un pipeline réduit de nouveaux projets Fintech, un déplacement de l’attention des investisseurs vers les acteurs de l’IA, ainsi qu’une vigilance accrue sur les valorisations. L’ensemble a conduit à un net resserrement des conditions de financement.

Quelques signaux positifs émergent néanmoins. L’appétit des acteurs traditionnels pour l’innovation financière s’est traduit par un volume élevé d’opérations de M&A, incluant une opération « licorne » en fin d’année et le rachat de Shine par Cegid, première acquisition de cette envergure dans l’histoire des Fintech françaises. Ces mouvements confirment à la fois l’intérêt stratégique des consolidateurs et la dynamique structurante de la finance embarquée. Autre fait marquant : l’IPO de Younited dans le SPAC Iris Financial porté par Ripplewood.

Sur le plan sectoriel, des métiers moins en vue par le passé, comme l’investissement, s’imposent en 2025 parmi les premières catégories financées. Ils sont suivis par les activités BtoB — finance embarquée, services et cybersécurité — puis par le financement et l’assurtech.

Côté emploi, le moral des fondatrices et fondateurs Fintech reste robuste : les effectifs du secteur progressent encore de 10 % en 2025, comme en 2024 et 2023, avec un bassin de 38.000 postes.

À l’international, les tendances s’inscrivent avec un léger recul de 2 % de l’indice #Fintech40, affecté par les déceptions de certains poids lourds cotés (Fiserv, PayPal, Block). Mais l’année 2025 marque le retour en force des IPO, avec 42 introductions en bourse totalisant près de 10 milliards de dollars — des volumes trois à six fois supérieurs à 2024 et 2023. Parmi les plus significatives : Circle (1,1 Md$), Klarna (1,4 Md$) et Chime (0,9 Md$). Dans ce contexte, la France confirme sa position de leader de la fintech en Europe continentale.

Mikaël Ptachek, Président de l’Observatoire de la Fintech.

« Après le rebond de 2024, le financement de la Fintech s’est contracté en 2025 avec 1,1 milliard d’euros levés et 73 opérations, reflet d’investisseurs plus sélectifs et très mobilisés sur l’IA. Malgré ce contexte, l’écosystème demeure solide : les métiers BtoB restent attractifs, l’emploi progresse encore de 10 %, et l’activité M&A atteint un niveau historique, confirmant la place centrale de la Fintech dans l’innovation financière. »

Emmanuel Papadacci-Stephanopoli, VicePrésident de l’Observatoire de la Fintech

« En 2025, la France signe une nouvelle année très active en M&A avec 42 opérations, dont une première transaction “licorne”. Cette dynamique, portée par les scale-ups fintechs, éditeurs de logiciel, fonds Private équity et les corporates confirme la maturité du marché et le rôle structurant du M&A dans la consolidation de la fintech. »

 

François Faure, Secrétaire Général de l’Observatoire de la Fintech.

« Plusieurs textes structurants sont entrés en vigueur cette année — MiCA, DORA ou encore le règlement sur l’instant payment — et vont durablement transformer l’environnement dans lequel évoluent les fintechs. Les acteurs aujourd’hui enregistrés PSAN disposent jusqu’à fin juin 2026 pour obtenir l’agrément MiCA, mais seuls trois fintechs l’ont obtenu à ce jour auprès de l’AMF. Quant au règlement DORA, sa mise en œuvre est encore en cours chez la plupart des assujettis, les normes techniques n’ayant été finalisées qu’en mars dernier. »

Johanna Lorent, Vice-Présidente, Head of Digital Partners, Mastercard

« En 2025, la Fintech entre dans une phase de maturité où la valeur se mesure à la robustesse, à la conformité et à l’impact réel sur les usages. L’essor du B2B, de la finance embarquée et des technologies comme la blockchain montre combien les infrastructures deviennent centrales. Chez Mastercard, nous soutenons les acteurs qui renforcent la sécurité, la fluidité et la résilience du secteur financier, afin de construire un écosystème innovant et durable. »

 

Antoine Fraysse-Soulier, Responsable en France de l’analyse des Marchés eToro

« La capitalisation boursière totale des 40 entreprises de l’indice #Fintech40 progresse de 7 % en 2025 pour atteindre 892 milliards de dollars, portée par l’arrivée de six nouvelles fintechs au sein de l’indice. Au 30 novembre, le Fintech40 affiche néanmoins un léger repli de 2 %, un contraste marqué avec la forte dynamique des marchés actions traditionnels — le Nasdaq 100 gagne 20 % et le CAC 40 progresse de 10 %. Composé de 40 fintechs internationales cotées, le Fintech40 reste un baromètre essentiel du secteur : depuis sa base 100 début 2018, il enregistre une progression cumulée de 106 %, soit une performance annualisée solide de 9,5 % sur la période 2018–2025. »

 

François Assada, Associé KPMG en France, Responsable du Marché Fintech

« Les investissements mondiaux dans la fintech repartent à la hausse en 2025, pour la première fois depuis le pic de 2021, portés par les États-Unis, avec une activité M&A particulièrement soutenue dans les services de paiement ainsi qu’un retour marqué du capital-investissement, notamment dans les fintechs liées à la crypto. L’année a également été marquée par une vague d’introductions en Bourse aux Etats-Unis qui consacre la maturité des fintechs nées dans les années 2010. La profondeur du marché américain et l’assouplissement déjà engagé du cadre réglementaire alimentent cette dynamique. Reste désormais à savoir si l’Europe verra émerger des rapprochements capables de créer des acteurs de taille critique, en mesure de rivaliser avec leurs homologues américains. »

 

A propos de l’Observatoire de la Fintech

L’Observatoire de la Fintech est une association indépendante dédiée à la diffusion des connaissances sur le secteur de la fintech en France. Animé par un bureau de dix professionnels issus de la fintech, de la banque, de l’assurance et du conseil, il collabore également avec plusieurs observatoires internationaux. L’Observatoire publie deux études de référence : L’Année de la Fintech et Le Semestre de la Fintech, qui offrent une veille stratégique à l’ensemble de l’écosystème (startups, fonds d’investissement, banques, assureurs, incubateurs…). Il contribue aussi activement à la formation et au débat public à travers des interventions en entreprise, des conférences, ainsi qu’un enseignement dispensé chaque année à l’École Polytechnique, HEC Paris et l’Université Paris-Dauphine.

L’observatoire de la Fintech

 

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