Zilch engage des banques pour son IPO — Londres ou New York, la City retient son souffle

FinTech Futures rapporte ce 2 octobre que Zilch engage des banques en vue d’une introduction en bourse potentielle. La BNPL britannique affiche 5 millions de clients, une première trimestre profitable, une licence PSP de la FCA obtenue récemment, et 175 millions de dollars levés en novembre 2025. Philip Belamant, son fondateur, a tenu des discussions avec le London Stock Exchange, le Nasdaq et le NYSE. Le dossier est construit pour une cotation. La place boursière n’est pas tranchée.

 

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Philip Belamant a tenu à peu près le même discours depuis 2024 : une cotation est prévue, Londres serait le bon endroit, mais le choix final dépend des conditions. Cette semaine, l’engagement de banques conseils traduit le passage de l’intention à la préparation opérationnelle. La société a coché les cases habituelles d’une entreprise qui se prépare à accéder aux marchés publics : première trimestre profitable, run rate de revenus dépassant 130 millions de dollars annualisés, licence de prestataire de services de paiement obtenue de la FCA, et deux nominations au conseil en quelques mois — Mark Wilson, ancien CEO d’Aviva, en septembre 2025, puis Dame Clare Barclay, ancienne directrice générale de Microsoft UK, en 2026. (Sources : FinTech Futures · City AM · Sky News, 2025-2026.)

Zilch a été fondée en 2020 et revendique plus de 5 millions de clients pour sa solution de paiement en versements sans intérêt. Elle est en compétition directe avec Klarna, Clearpay et d’autres acteurs BNPL sur le marché britannique et européen. Sa particularité est de combiner le crédit consommateur avec un modèle de revenus publicitaires — les retailers paient pour être mis en avant dans l’application et cibler les utilisateurs sur la base de leurs comportements d’achat. En 2026, elle a lancé Zilch Pay, un service de paiement en un clic, et Intelligent Commerce, une plateforme IA pour les retailers. Ce positionnement hybride crédit/ad-tech est l’argument central que ses banques devront construire auprès des investisseurs institutionnels. (Sources : City AM · FinTech Futures, 2026.)

Le débat sur la place boursière

Belamant a tenu des discussions avec le London Stock Exchange, le Nasdaq et le NYSE. En juin 2026, City AM rapportait que Zilch et Thought Machine avaient tous deux indiqué à leurs pairs lors d’une réunion de l’Unicorn Council que la réforme de la taxe sur les transactions boursières annoncée par le Trésor britannique ne suffirait pas à les convaincre de choisir Londres. Belamant a posé ses conditions publiquement : de la liquidité dans les marchés actions, des fonds de pension qui conservent des positions en actions britanniques sur la durée, et des incitations fiscales pour les investisseurs retail. Ces conditions ne sont pas entièrement réunies à la date d’aujourd’hui. (Sources : City AM, juin 2026 · Fortune, 2024.)

Le contexte s’est néanmoins partiellement amélioré depuis fin 2025, avec plusieurs introductions en bourse sur la LSE qui ont relancé un débat qui s’était enlisé après la décision d’Arm de se coter au Nasdaq en 2023. L’IPO de Klarna à New York en 2025, où l’action a progressé de 15% à l’ouverture, reste le point de comparaison que les banques de Zilch utiliseront pour évaluer l’écart de valorisation possible entre les deux places. Pour les investisseurs qui suivent le secteur fintech européen, la décision finale de Zilch sur la place boursière aura une valeur indicative sur les arbitrages que feront les prochaines grandes fintechs britanniques face à la même question. (Sources : FinTech Futures · City AM · Fortune, 2025-2026.)

«Nous sommes une entreprise britannique. Nous pensons que c’est la bonne chose à faire. Mais nous avons besoin de liquidité dans les marchés, de fonds de pension qui achètent des actions britanniques, et d’incitations fiscales pour le grand public.» — Philip Belamant, fondateur et CEO de Zilch. (Source : City AM, 2025.)

Zilch a par ailleurs acquis Fjord Bank, ce qui lui donne un point d’appui pour son expansion en Europe, et a noué un partenariat étendu avec Visa. Ses investisseurs comprennent eBay, Goldman Sachs et Ventura Capital. La société dispose d’une facilité de crédit de 30 millions de livres avec US Bank obtenue récemment. Ces éléments renforcent un bilan qui, selon le niveau de valorisation retenu à l’introduction, devra convaincre des investisseurs publics habitués à des multiples de revenus plus serrés que ceux du private market. (Sources : Sky News · FinTech Futures, 2026.)

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