« Women in Business » : La « lente marche » des femmes au niveau international pour accéder à des responsabilité

Grant Thornton, groupe d’audit et de conseil en France et dans le monde, publie à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes les dernières tendances de son baromètre « Women in Business ».

Depuis 2004, cette enquête étudie l’évolution à des postes de direction ou à responsabilité dans 5 000 ETI implantées dans 28 pays. 287 dirigeants français ont été interrogés pour cette édition 2024 qui marque donc le vingtième anniversaire de ce rapport.
Accession des femmes à des postes de responsabilité : stagnation au niveau international

Cette édition 2024 de l’étude « Women in Business » confirme la tendance déjà observée l’an passé : le nombre de femmes qui accèdent à des postes de direction ou à responsabilité dans les ETI ne progresse que très lentement.

Selon l’enquête menée dans 28 pays, le niveau international atteint cette année 33% (+1%). Il s’établissait à 19% en 2004 lors du premier rapport « Women in Business », soit un gain de 14% seulement en 20 ans.

Trois pistes pour accélérer la parité femmes-hommes dans le management des ETI

Tout d’abord, il est préconisé de mettre en place une stratégie « diversité, équité et inclusion » (DE&I), indépendamment d’un plan d’action ESG plus large.

Les ETI qui ont fait ce choix sont celles qui ont le taux le plus élevé de postes de direction occupés par des femmes (38 %) – suivies par les entreprises qui ont à la fois une stratégie en matière de DE&I, et une stratégie ESG. Si les sociétés n’ont pas établi de stratégie DE&I ou ESG, le pourcentage de femmes avec des responsabilités managériales tombe à 28%.

Ensuite, que cette stratégie DE&I soit incarnée et portée de façon bilatérale par un membre (femme ou homme) de la Direction associé à une manager féminin.

Selon l’étude, le pourcentage de femmes occupant des postes d’encadrement supérieur augmente en effet lorsqu’un membre du Top Management, quel que soit son sexe, s’associe à une dirigeante de haut niveau pour copiloter la DE&I. 38% des postes d’encadrement managériaux sont occupés par des femmes lorsqu’un Président/Directeur général s’associe à une manager féminine de haut niveau.

Enfin, la possibilité de travailler de manière flexible a un impact significatif. La part des entreprises interrogées qui ont retenu le modèle hybride comme mode d’organisation du travail est redevenue minoritaire (45% en 2024 vs. 53% en 2023). 47 % des ETI travaillent désormais en présentiel (contre 36 % en 2023). 5 % sont totalement flexibles.

Cette évolution des modes de travail a une influence assez nette sur le nombre de femmes occupant des postes de direction. 33 % des cadres supérieurs sont des femmes dans les entreprises qui ont opté pour un retour complet au bureau. Ce modèle en présentiel peut être perçu comme handicapant pour la progression de carrière des femmes, souvent obligées d’envisager un travail à temps partiel afin de concilier vie professionnelle et personnelle. Le pourcentage atteint 37% pour les entreprises qui ont fait le choix d’un modèle flexible

En savoir plus sur Finyear

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture