UBS Global Entrepreneur Report 2026 : les entrepreneurs restent offensifs malgré l’incertitude géopolitique, portés par l’IA et les intentions de recrutement

UBS publie la deuxième édition de son UBS Global Entrepreneur Report, réalisée entre le 29 octobre et le 10 décembre 2025 auprès de 215 clients entrepreneurs et membres de l’UBS Industry Leader Network, représentant 34,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel cumulé dans 26 marchés. Le rapport dresse un panorama des intentions de croissance, d’adoption de l’IA et de transmission patrimoniale des dirigeants d’entreprise à l’échelle mondiale.

 

 

Un optimisme majoritaire, mais géographiquement contrasté

68 % des entrepreneurs interrogés se déclarent optimistes pour leurs activités au cours des douze prochains mois, portés principalement par l’anticipation d’une hausse de la demande (64 %), des conditions économiques favorables (34 %) et des avancées technologiques (34 %). Cette confiance est la plus élevée en Suisse (83 %), suivie de l’Europe dans son ensemble (74 %), tandis qu’elle tombe à 53 % en Asie-Pacifique.

Les intentions de recrutement confirment cette dynamique : plus de la moitié des répondants prévoient d’augmenter leurs effectifs en 2026, avec une proportion particulièrement élevée en Europe (63 %, dont 34 % de manière significative). À un horizon de cinq ans, 80 % des entrepreneurs dans le monde anticipent une croissance de leurs équipes.

45 % envisagent par ailleurs de relocaliser ou d’étendre leur activité dans un autre pays, motivés principalement par l’accès à de nouveaux marchés clients (64 %), la proximité avec leurs partenaires ou fournisseurs (30 %) et des réglementations plus favorables (25 %). L’Europe est la région la plus encline à l’internationalisation, avec 51 % d’entrepreneurs envisageant un développement transfrontalier.

Les risques qui tempèrent l’optimisme

L’incertitude politique s’impose comme la première préoccupation : 42 % la citent comme risque principal pour 2026, un chiffre qui monte à 46 % à cinq ans. Les risques liés à l’évolution des politiques commerciales (36 %), à une récession mondiale (35 %) et aux conflits géopolitiques (35 %) complètent le tableau. Les priorités varient selon les régions : les entrepreneurs européens (47 %) et latino-américains (40 %) sont particulièrement préoccupés par une hausse de la fiscalité, tandis qu’en Asie-Pacifique, les risques géopolitiques et de récession dominent (49 % chacun).

Pour y faire face, deux tiers des répondants (66 %) prévoient d’améliorer leur efficacité opérationnelle et 60 % cherchent à diversifier leurs marchés et leur clientèle.

Johann Rivalland, France Branch Manager et Directeur de la banque privée pour la France chez UBS

« En France et en Europe, nous constatons la même dynamique : les entrepreneurs restent offensifs, mais plus sélectifs dans leurs décisions d’investissement et d’expansion. Dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques et les évolutions réglementaires, leur priorité est de sécuriser leur trajectoire de croissance tout en diversifiant leurs risques, souvent à l’international. Cela renforce le besoin d’un accompagnement à la fois global et local, capable d’articuler stratégie d’entreprise et structuration patrimoniale. »

L’IA, opportunité perçue mais déploiement inégal

61 % des répondants considèrent l’IA comme la technologie offrant la plus grande opportunité commerciale. Les bénéfices attendus portent principalement sur l’efficacité opérationnelle et l’automatisation (67 %), l’analyse de données et la prise de décision (55 %) et la réduction des coûts (54 %). En revanche, seuls 18 % voient l’IA comme un vecteur de conquête de nouveaux marchés ou de revenus additionnels, et 8 % l’associent à des objectifs de durabilité.

Les freins à l’adoption sont significatifs : 46 % citent le manque de talents qualifiés et 41 % admettent ne pas savoir comment appliquer l’IA à leur activité. Les différences sectorielles sont marquées — l’enthousiasme est le plus fort dans la tech et la santé (73 %) et le plus faible dans l’industrie (53 %), où près de la moitié des répondants (47 %) jugent l’automatisation et la robotique plus prometteuses que l’IA au sens strict.

Benjamin Cavalli, Responsable Strategic Clients & Global Connectivity au sein d’UBS Global Wealth Management

« Les entrepreneurs entament l’année avec une résilience remarquable et un regain d’ambition. Malgré une incertitude géopolitique persistante, près de sept sur dix restent optimistes, portés par une forte demande des clients et les avancées rapides de la technologie. Nous observons des fondateurs qui redoublent d’efforts en matière d’innovation, s’ouvrent à de nouveaux marchés et adaptent leurs stratégies pour conserver une longueur d’avance dans un contexte mondial en pleine évolution. »

Transmission d’entreprise : un enjeu croissant, surtout aux États-Unis

32 % des entrepreneurs interrogés envisagent une cession ou une transmission dans les cinq prochaines années — un chiffre qui atteint 57 % chez les plus de 65 ans. Les disparités géographiques sont frappantes : 63 % des entrepreneurs américains envisagent une sortie, contre seulement 10 % en Amérique latine, 18 % en Asie-Pacifique et 38 % en Europe.

Parmi les modalités envisagées, la cession à un acheteur stratégique sectoriel domine (40 %), devant la transmission familiale (23 %). La cession à un fonds de capital-investissement n’est envisagée que par 13 % des répondants, et l’introduction en bourse par seulement 6 %.

Sur le plan patrimonial, près d’un tiers des entrepreneurs (32 %) admettent ne pas avoir développé leur patrimoine privé autant qu’ils le pourraient. 67 % des répondants prévoient de se concentrer sur la préparation de leurs héritiers à gérer le patrimoine de manière responsable, et 61 % s’inquiètent de l’efficacité fiscale lors du transfert d’actifs.

 

Méthodologie

215 entrepreneurs interrogés entre le 29 octobre et le 10 décembre 2025, via questionnaire en ligne complété par des entretiens approfondis. Entreprises représentées dans 26 marchés, avec un chiffre d’affaires annuel cumulé de 34,3 milliards de dollars (moyenne de 167 millions de dollars par entreprise).

 

À propos d’UBS

UBS est un gestionnaire de patrimoine mondial et la principale banque universelle en Suisse. Elle propose des solutions de gestion d’actifs et des capacités ciblées en banque d’investissement. UBS gère 7 000 milliards de dollars d’actifs investis au quatrième trimestre 2025 et opère dans plus de 50 marchés à travers le monde. Les actions du groupe UBS sont cotées à la Bourse suisse SIX et à la Bourse de New York (NYSE).

UBS

 

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