Résultats pour : marc touati
France : aujourd’hui la grève, demain la Grèce…
24/06/2014
A l'évidence, la France est un pays incroyable. De par ses paysages, sa richesse culturelle ou encore son positionnement géographique, elle est certainement l'un des plus beaux pays du monde. Seulement voilà, ce don du ciel est en train de devenir un cadeau empoisonné. En effet, plutôt que de valoriser et développer ces atouts, les dirigeants du pays et certains acteurs de la vie économico-sociale ne cessent de les épuiser depuis une trentaine d'années.
Draghi fait le max, mais n’efface pas les menaces…
10/06/2014
Il faut le reconnaître, Mario Draghi est vraiment très fort. En effet, après avoir déjà sauvé la zone euro à deux reprises (en décembre 2011 et en septembre 2012), puis avoir restauré (certes modérément) la croissance eurolandaise l'an passé, celui que l'on appelle à juste titre « Super Mario » à engager la BCE dans un nouveau mouvement historique. Ainsi, le 5 juin 2014, pour la première depuis sa création et réalisant une première dans le monde occidental contemporain, la BCE a consacré un taux de dépôt négatif, de précisément - 0,10 %. Si le taux refi reste positif à 0,15 %, ce geste a suffi pour mettre les marchés financiers en émoi, et ce en particulier sur les bourses européennes qui ont toutes progressé d'environ 1 % au cours de cette même journée.
Baisse des taux longs français : est-ce vraiment une bonne nouvelle ?
26/05/2014
Dans son malheur (crise qui n'en finit plus, croissance zéro, chômage élevé, dérapage des comptes publics, discrédit de sa classe politique…), la France bénéficie d'une chance exceptionnelle. En effet, en dépit d'un déficit public toujours largement supérieur à 3 % du PIB, d'une dette non-maîtrisée et d'une crédibilité politique au ras des pâquerettes, les taux d'intérêt des obligations d'Etat restent des plus faibles.
Croissance eurolandaise : 0 % sans l’Allemagne.
19/05/2014
Comme nous l'annoncions la semaine dernière dans nos prévisions hebdomadaires, la croissance de la zone euro au premier trimestre 2014 a été faible : seulement 0,2 %. Et ce, en grande partie grâce à l'Allemagne, dont le PIB a progressé de 0,8 % sur la même période. Bien loin de cette performance détonante, les autres pays de l'UEM ont, une fois encore, brillé par leur mollesse économique, certains subissant même une nouvelle baisse de leur PIB : - 0,1 % pour l'Italie, - 0,4 % pour la Finlande, - 0,7 % pour le Portugal et Chypre, - 1,2 % pour l'Estonie et - 1,4 % pour les Pays-Bas. Seule petite lueur d'espoir, le PIB espagnol a enregistré son troisième trimestre consécutif de hausse, progressant de 0,4 %. Il demeure toutefois toujours largement en-deçà de son niveau d'avant-crise. Dans ce cadre, il faut être clair : sans l'Allemagne, le PIB eurolandais aurait stagné au premier trimestre 2014.
Chômage, déficit, croissance : 3 zéros pour la France.
01/04/2014
A côté de la défaite aux Municipales, le gouvernement français doit faire face à trois échecs cuisants : malgré un léger rebond fin 2013, la croissance de l'Hexagone reste proche de zéro (0,3 % précisément en moyenne sur l'année), le chômage ne cesse de battre des records historiques, enfin, le déficit public et la dette ont largement dépassé les objectifs gouvernements, avec des niveaux de respectivement 4,3 % et 93,5 % du PIB.
Retournements…
13/05/2014
Après « le changement, c'est maintenant », le fameux « Moi, Président », puis « le chômage en baisse dans un an », sans oublier « la reprise est là », François Hollande vient de gratifier ses concitoyens d'un nouveau slogan « le retournement économique arrive ». A l'évidence, le Président de la République française est à la fois un as de la formule, un chantre de la méthode Coué et un expert en marketing. Seulement voilà (comme nous l'expliciterons en détail dans notre « quid de l'économie et des marchés » ci-après), l'optimisme c'est bien, le réalisme c'est mieux.
La crise est (enfin !) finie… ou presque…
25/04/2014
Ah, combien de fois avons-nous entendu les dirigeants politiques et monétaires de la planète ainsi que de trop nombreux économistes entonner en cœur ce refrain enjoué « la crise est finie ! ». Et pourtant, combien de déceptions ! Certes, avec le retour de la Grèce sur les marchés obligataires, la baisse des taux longs dans les pays du Sud ou encore la bonne tenue des bourses internationales, il pourrait être tentant de remettre le couvert et de reprendre cette même ritournelle, en y ajoutant : « oui cette fois-ci, c'est la bonne, la crise est bien terminée ».
Des discours tous azimuts et un niveau de chômage record
06/03/2014
L'annonce est tombée mercredi dernier ; avec 8 900 demandeurs d'emploi supplémentaires au mois de janvier inscrits à Pôle emploi, le nombre de chômeurs atteint en France un niveau record de 3,31 millions de personnes. Pire, en intégrant les catégories A, B, C et les départements d'outre mer, ce nombre s'élève à 5,2 millions de personnes.
Alstom et l’Etat français : encore une (Monte)bourde…
06/05/2014
C'est le psychodrame économico-politique qui se joue sous nos yeux depuis une dizaine de jours : Alstom, un fleuron technologique français est en train d'être dépecé et de vendre sa branche « énergie » aux « méchants » Américains de General Electric. Et ce, sous les yeux impuissants du gouvernement français et de son ministre de l'économie qui n'a cessé de défendre le fameux « patriotisme économique à la française ». Certes, les gouvernants hexagonaux ont essayé pendant deux jours de trouver une solution franco-française. En vain. Et pour cause, personne ne veut rééditer la même erreur que celle de Bouygues qui, en entrant dans le capital d'Alstom en 2006, pensait faire une belle affaire, mais souhaite aujourd'hui plus que jamais reprendre ses billes, faute de rentabilité. Peut-être s'agit-il également d'une réponse de Bouygues à son échec dans le rachat de SFR, qu'il impute notamment au manque de soutien et d'engagement actif du gouvernement français dans ce dossier.
Euro trop fort : attention danger !
22/04/2014
« Les efforts que nous faisons sur la réduction de nos déficits, sur nos réformes structurelles, sur la compétitivité des entreprises, sur le coût du travail, ne doivent pas être balayés par un niveau trop élevé de l'euro ». Pourtant presque passée inaperçue, cette phrase prononcée par Manuel Valls lors de son allocution devant l'Assemblée Nationale constitue un véritable tournant. Et pour cause : c'est la première fois qu'un premier ministre français ose dénoncer publiquement le niveau trop élevé de l'euro.









