Propriété intellectuelle : La France reconnaît pour la première fois une preuve blockchain dans un procès pour contrefaçon
28/04/2025
BlockchainyourIP, legal tech française à l’origine de cette preuve, voit sa technologie officiellement reconnue.
Cette décision marque un tournant dans l’usage des blockchains publiques, bien au-delà de la propriété intellectuelle, en ouvrant la voie à de nouveaux cas d’usage en assurance, finance ou dans l’industrie.
La blockchain entre dans l’arène judiciaire
Fait notable dans cette affaire : les créations n’avaient pas été protégées par un système traditionnel. Pour la première fois, c’est un horodatage réalisé sur la blockchain publique Bitcoin qui a permis d’établir l’antériorité. La décision du tribunal apporte ainsi une reconnaissance officielle à un protocole purement numérique, sans tiers de confiance.
Le tribunal a confirmé la titularité des droits patrimoniaux d’auteur d’AZ Factory sur les collections “Hearts from Alber” et “Love from Alber”, en s’appuyant sur deux horodatages réalisés en mai et septembre 2021, par la startup BlockchainyourIP.
Avec cette décision, la France devient le premier pays d’Europe à valider par voie judiciaire une preuve blockchain. Jusqu’ici, seule la Chine avait reconnu ce type de preuve (tribunal de Hangzhou, 2018).
William Fauchoux, fondateur de BlockchainyourIP :
Pour faciliter l’usage de cette preuve technique devant le juge, BlockchainyourIP avait mis en place dès 2017**, avec un huissier pionnier Maître Jérôme Legrain, une procédure de constat permettant de vérifier la fiabilité mathématique de la preuve blockchain en cas de contentieux. Validée dans cette affaire, cette bonne pratique a déjà été transposée à l’international, notamment en Suisse par des notaires, et devrait contribuer à accélérer l’adoption de cette technologie.
**2 Etienne Combier, « La blockchain, future preuve de la propriété intellectuelle », Les Échos Entrepreneurs, 13 octobre 2017.
William Fauchoux, fondateur de BlockchainyourIP :
Une décision qui rebat les cartes de la preuve en propriété intellectuelle
La blockchain permet désormais :
● Une standardisation technique reconnue à l’international
● Une réduction du coût et de la complexité administrative
La reconnaissance judiciaire de la preuve blockchain entérine une alternative numérique plus fluide, fondée sur l’horodatage décentralisé. Désormais, il est possible de prouver l’antériorité d’une œuvre dès sa première ébauche, sans formalités lourdes ni intermédiaires. Le système repose sur une standardisation technique internationale et permet une réduction significative des coûts et des délais.
William Fauchoux, fondateur de BlockchainyourIP :
Au-delà de la preuve d’antériorité des designs, cette dynamique s’élargit à l’émission de certificats d’authenticité numériques pour les produits finis. C’est dans cette logique que s’inscrit le consortium Aura***, cofondé par LVMH, Prada Group et Cartier (Richemont), qui utilise la blockchain pour garantir de manière infalsifiable l’origine, l’authenticité et l’historique des créations de luxe.
BlockchainyourIP séduit déjà de nombreuses directions juridiques de grands groupes évoluant dans des secteurs sensibles et créatifs, tels que le luxe, l’aérospatial ou la défense. Sa technologie est aujourd’hui déployée auprès de plus d’une centaine de clients grands comptes, parmi lesquels Michelin, Richemont, Lacoste ou encore le groupe Accor.
***3 Dominique Chapuis, « Quand la blockchain pousse les géants du luxe à une alliance inédite », Les Échos, 20 avril 2021.
Une réponse concrète aux enjeux de l’IA générative
William Fauchoux, fondateur de BlockchainyourIP.
À propos de BlockchainyourIP
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