Paiements/ Fintechs : les 8 tendances de cette rentrée selon BNP Paribas
04/09/2024
Du paiement sans contact au portefeuille électronique en passant par le paiement fractionné ou le virement instantané, premier constat, l'offre se diversifie pour s'adapter au rythme de consommation et aux habitudes des clients. La finalité ? Apporter toujours plus de rapidité et de fluidité aux particuliers comme aux professionnels, sans pour autant sacrifier la sécurité.
Focus donc sur ces 8 tendances fortes qui façonnent l’univers des paiements, selon BNP Paribas.
1, les portefeuilles numériques :
Accessible depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette, le portefeuille numérique nécessite simplement de télécharger une application, de créer un compte, et d’entrer ses données personnelles et son numéro de carte bancaire. Avec une circulation limitée des données bancaires (celles-ci ne sont plus communiquées au commerçant), l’e-wallet réduit efficacement les risques de fraude et protège les données personnelles grâce au logiciel de cryptage. Ils sont proposés par des établissements bancaires tout comme par des prestataires de services de paiement de type PayPal ou Paylib(Ce lien s’ouvre dans un nouvel onglet) et des opérateurs de téléphonie.
En 2023, 50 % des dépenses mondiales du commerce électronique ont été réglées par ce biais, ce qui en fait la méthode de paiement en ligne la plus populaire. Une tendance qui devrait se renforcer depuis que les e-wallets intègrent les cartes de fidélité : d’ici 2027, 61 % des dépenses de commerce électronique devraient être réalisées avec des portefeuilles numériques et mobiles. (Source : The Global Payments Report 2024(Ce lien s’ouvre dans un nouvel onglet)), place au portefeuille numérique, ou e-wallet, aux multiples fonctionnalités. Pratique, sécurisée et gratuite, cette solution représente l’un des plus sérieux concurrents de la carte bancaire, à l’heure de l’omnicanal. Le paiement par e-wallet facilite et fluidifie les règlements à distance et en magasin.
Accessible depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette, le portefeuille numérique nécessite simplement de télécharger une application, de créer un compte, et d’entrer ses données personnelles et son numéro de carte bancaire. Avec une circulation limitée des données bancaires (celles-ci ne sont plus communiquées au commerçant), l’e-wallet réduit efficacement les risques de fraude et protège les données personnelles grâce au logiciel de cryptage. Ils sont proposés par des établissements bancaires tout comme par des prestataires de services de paiement de type PayPal ou Paylib(Ce lien s’ouvre dans un nouvel onglet) et des opérateurs de téléphonie.
En 2023, 50 % des dépenses mondiales du commerce électronique ont été réglées par ce biais, ce qui en fait la méthode de paiement en ligne la plus populaire. Une tendance qui devrait se renforcer depuis que les e-wallets intègrent les cartes de fidélité : d’ici 2027, 61 % des dépenses de commerce électronique devraient être réalisées avec des portefeuilles numériques et mobiles. (Source : The Global Payments Report 2024(Ce lien s’ouvre dans un nouvel onglet))
2. Instant payment :
Il sera ainsi possible de transférer des fonds en quelques secondes, contre 24 heures minimum à ce jour pour les virements SEPA. Une véritable révolution qui s’appuie elle aussi sur la technologie de l’open banking. Depuis 2018, celle-ci permet déjà les virements classiques instantanés sans frais via un lien ou un QR code. Comment ? Grâce aux API, ces connecteurs qui utilisent les coordonnées bancaires dans des environnements tiers (sites de e-commerce, logiciels comptables…). À la clé : un parcours utilisateur fluide et entièrement sécurisé. Mais toutes les banques ne disposent pas encore de l’infrastructure technologique nécessaire, et la plupart facturent des frais sur les virements instantanés, ce qui freine leur montée en puissance.
Selon l’Observatoire pour la sécurité des moyens de paiement, l’usage du virement instantané poursuit sa progression avec une croissance de 95 % entre 2022 et 2023. En volume, elle atteint même 138 %. La mise en place de la DSP3 devrait marquer l’avènement de cette solution de paiement efficace et totalement sécurisée entre les comptes bancaires ouverts au sein de la zone SEPA (les pays-membres de l’Union européenne, les pays membres de l’Espace économique européen, ainsi que la Suisse, Andorre, Monaco, Saint-Marin et le Vatican).
3. Wero, le nouveau moyen de paiement européen
Un lancement commercial aura lieu en 2024 en Belgique, en France et en Allemagne, puis sera étendu aux autres pays européens ultérieurement. Le paiement de personne à personne (P2P) sera le premier service déployé par ce nouveau wallet paneuropéen, qui sera enrichi par d’autres services innovants pour améliorer l’expérience des clients particuliers. La cible sera ensuite étendue aux paiements de particulier à professionnel (P2Pro), aux achats en ligne, puis aux paiements en point de vente. En France, la mise en place de cette solution de paiement s’appuiera sur les plus de 30 millions d’inscrits au service « Paylib » proposé par BNP Paribas.
4. Paiements fractionnés
En pleine croissance, le marché du BNPL se divise en plusieurs typologies d’acteurs : les opérateurs historiques du crédit à la consommation, les établissements bancaires traditionnels ou les fintech pure players aux offres spécifiques de BNPL. Leader français du paiement fractionné orienté client et expérience utilisateur (UX) FLOA, propose à la fois des paiements fractionnés, des mini-crédits et des cartes bancaires. Objectifs : offrir toujours davantage d’autonomie, de maîtrise, de flexibilité et de transparence aux clients dans leur parcours de paiement. Depuis la fin de l’année 2023, la filiale à 100 % de BNP Paribas, présente en France, en Espagne, en Belgique, en Italie et au Portugal, va plus loin avec le Buy Now Pay Whenever(Ce lien s’ouvre dans un nouvel onglet), une nouvelle application qui décorrèle le paiement du moment d’achat pour permettre de piloter son budget à tout moment.
Des réflexions sont toutefois en cours au niveau européen pour réglementer les nouveaux types de crédits comme le BNPL. L’objectif est d’informer les consommateurs, de les protéger et de prévenir toute pratique abusive pouvant conduire au surendettement. Ainsi, le Conseil européen a adopté en octobre 2023 une directive sur le crédit à la consommation qui intègre désormais les petits crédits de moins de 200 euros et le BNPL. Déjà mobilisées pour prévenir toute pratique abusive pouvant conduire au surendettement, les banques devront informer du coût total du paiement fractionné, interroger le fichier des incidents de paiement avant tout accord et mettre en place le délai de réflexion de 14 jours pour ce type de crédits. Un cadre plus protecteur pour un marché qui atteint aujourd’hui une phase de maturité, notamment en France où 70 % de la population utilise des facilités de paiement, dont 44 % de manière récurrente.
5. Cartes virtuelles :
Selon une étude de Juniper Research, le nombre de transactions par carte virtuelle atteindra 175 milliards de dollars dans le monde d’ici à 2028. Une explosion accélérée par leur intégration croissante aux portefeuilles numériques existants, tels qu’Apple Pay(Ce lien s’ouvre dans un nouvel onglet) et Google Pay.
Les cartes virtuelles sont également très utilisées pour l’intégration de modules de paiement BNPL : générées lors de la validation de l’achat pour un montant égal au total de la transaction, elles permettent de régler immédiatement le commerçant, tandis que le fournisseur de la solution BNPL récupère les sommes dues au fur et à mesure des versements du client. Enfin, à l’heure où le plastique est pointé du doigt en raison de ses effets néfastes sur l’environnement, la carte virtuelle offre une alternative de choix.
6.la biométrie :
Depuis cette date, les travaux sur les solutions de paiement utilisant la reconnaissance faciale, l’empreinte vénale (le réseau des veines) de la main ou encore l’iris vont bon train. À l’évidence, la biométrie, qui consiste à identifier une personne par ses caractéristiques physiques ou comportementales a de beaux jours devant elle et ce, pour deux raisons simples : sa sécurité (les données sont strictement personnelles et ne peuvent être falsifiées) et sa simplicité d’usage. Reste encore à vaincre les obstacles liés au coût de cette technologie et à sa fiabilité ainsi que les questions relatives à la sécurité et au stockage des données personnelles.
7. Des réseaux de cartes complètement token
Une fois expirée, la carte physique sera mise à jour et seuls ses quatre derniers chiffres et sa date d’expiration seront modifiés. D’ici octobre 2024, les émetteurs français devront avoir émis 100 % de tokens sur les cartes en circulation, ce qui permettra notamment de faciliter les paiements récurrents ou one-clic.
Les transactions dites « tokenisées » devraient croître de 58 % au niveau mondial, selon une étude du cabinet Juniper Research. En renforçant la sécurité et en rationalisant la gestion des informations de paiement, elles offrent des bénéfices significatifs à toutes les entreprises qui manipulent des données de paiement sensibles, comme les commerçants en ligne, les prestataires de services sur abonnement, mais également les points de vente physiques et les marketplaces.
8. L’IA : contre la fraude, mais pas seulement
L’IA permet de traiter un volume considérable de données en un temps record, ce qui va accélérer la vérification et l’approbation des transactions, un vrai plus dans le cadre des paiements internationaux.. Enfin, l’IA ouvre tout un champ pour la personnalisation des services de paiements grâce à l’exploitation des préférences de l’utilisateur.
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