Opinion | Morne Rossouw, Kyriba “Combler le fossé de confiance dans la finance : instaurer la confiance dans l’IA”

À l’intersection de l’innovation et de la responsabilité, le secteur financier fait face à un défi crucial : le « fossé de confiance » qui freine l’adoption de l’IA. Alors que les directeurs financiers (CFO) et les responsables de trésorerie veillent à la santé financière de leur organisation, les promesses de transformation offertes par l’IA sont souvent tempérées par des inquiétudes relatives à la sécurité, à la transparence et à la conformité réglementaire. Pourtant, comme le montrent le dernier IDC InfoBrief et l’enquête menée par Kyriba auprès des CFO, un chemin clair se dessine — un chemin qui exige de solides compétences fondamentales en IA et une approche réfléchie des solutions d’IA. En France, 82 % des CFO interrogés* déclarent que la sécurité et la confidentialité des données constituent leur préoccupation majeure vis-à-vis de l’IA, chiffre qui illustre l’ampleur du fossé de confiance sur notre marché.

 

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Morne Rossouw, Chief AI Officer, Kyriba

 

Comprendre le fossé de confiance

Le potentiel de l’IA pour la trésorerie et la finance est convaincant : plus de 84 % des professionnels de la trésorerie estiment que l’IA générative aura un impact significatif sur les processus de trésorerie au cours des 24 prochains mois**. Néanmoins, la généralisation de son adoption est freinée par ce qu’on appelle le fossé de confiance — l’écart entre la promesse de transformation de l’IA et les préoccupations liées aux risques de sécurité.

Ce fossé apparaît sous plusieurs formes :

  • Aversion au risque : les CFO se montrent naturellement prudents face au caractère souvent opaque (« boîte noire ») de la prise de décision assistée par l’IA.
  • Pression réglementaire : les exigences strictes de conformité créent une incertitude autour de l’usage de l’IA.
  • Qualité et sécurité des données : la sensibilité des données financières alimente les craintes d’inexactitude, de biais et d’atteinte à la confidentialité.
  • Déficit de compétences : nombre de professionnels de la finance manquent encore des bases nécessaires pour exploiter efficacement l’IA.

 

Compétences fondamentales en IA pour combler le fossé

Réussir à réduire ce fossé exige le développement de trois capacités clés :

1. Communication et interaction avec l’IA Maîtriser l’art d’un dialogue clair avec les systèmes d’IA : poser les bonnes questions, affiner les requêtes et guider l’IA pour obtenir des résultats optimaux en matière de reporting et d’analyse financière.

2. Data storytelling Transformer des sorties complexes d’IA en insights clairs et exploitables :

rendre les données financières accessibles et parlantes grâce à la narration et à la visualisation.

3. Validation des résultats de l’IA Mettre en place une méthodologie systématique pour vérifier que les insights générés respectent les règles métier et les exigences réglementaires

 

Instauration d’une confiance dans l’IA : l’importance d’une plateforme fiable

Pour développer la confiance et encourager l’adoption, les organisations peuvent se concentrer sur trois éléments essentiels :

1. Prioriser la sécurité et la transparence

  • Choisir des outils et plateformes d’IA offrant une sécurité de niveau entreprise, ainsi que des explications claires et compréhensibles.
  • Garantir la confidentialité des données clients en veillant à ce qu’elles ne servent pas à entraîner des modèles externes.
  • Utiliser des outils de validation intégrés pour soutenir la conformité et la transparence.

2. Favoriser un design centré sur l’utilisateur

  • Opter pour des interfaces intuitives permettant aux équipes financières d’utiliser l’IA avec aisance.
  • Exploiter des tableaux de bord et des outils analytiques visuels pour enrichir le data storytelling et le partage d’insights.
  • Mettre en place des cadres de validation complets adaptés aux exigences réglementaires et métier.

3. Établir une base de plateforme fiable

  • S’appuyer sur une infrastructure de données robuste qui favorise l’acquisition des compétences fondamentales en IA.
  • Proposer ou suivre des programmes de formation et de certification complets pour renforcer les bonnes pratiques.
  • Activer une validation et une supervision en temps réel des décisions pilotées par l’IA.

 

Validation du marché et impact

Les chiffres confirment la valeur de l’IA :

  • 44 % des professionnels de la trésorerie perçoivent une valeur immédiate dans la gestion de trésorerie assistée par l’IA**.
  • 50 % considèrent l’IA comme une priorité pour la détection de fraudes financières**.
  • 46 % se concentrent sur les applications de gestion des risques**.

 

Construire une culture de confiance

Le succès dépasse l’acquisition de nouvelles technologies ; il repose sur une transformation culturelle, rendue possible par :

  • Des programmes structurés de formation aux fondamentaux de l’IA.
  • Une expérimentation concrète des outils d’IA.
  • Un apprentissage continu et adaptatif.
  • Des exercices réguliers de validation.

Comme l’a résumé un CFO :

« L’IA redéfinit déjà le mandat du directeur financier. Avec des bases et des compétences solides, l’IA ne creuse pas le fossé de confiance ; elle le comble. »*

 

Conclusion

En définitive, le vrai tournant ne viendra donc pas d’un algorithme miracle, mais de la capacité des DAF à faire cohabiter trois piliers : une gouvernance de la donnée sans compromis, une transparence de bout en bout sur le fonctionnement des modèles et une culture d’équipe capable de questionner, tester et valider en continu chaque recommandation générée par l’IA. Autrement dit, c’est en domestiquant le risque – plutôt qu’en le fuyant – que la fonction finance comblera durablement le «Trust Gap».

Demain, les organisations qui tireront le meilleur parti de l’IA seront celles qui auront su investir à la fois dans la compétence humaine (formations ciblées, recrutements data) et dans des plateformes « secure-by-design », ouvertes à l’écosystème bancaire et réglementaire mais hermétiques aux fuites de données sensibles. Une IA responsable – à l’image du portefeuille Trusted AI de Kyriba – s’affirme comme partenaire stratégique des CFO et des équipes de trésorerie. Cette combinaison – talents augmentés + technologies de confiance – transformera la trésorerie et la finance en véritables centres de valeur : capables de prédire la liquidité, d’optimiser le cash en temps réel et de détecter proactivement la fraude, tout en offrant aux parties prenantes internes et externes la clarté et la fiabilité qu’elles exigent.

 

Morne Rossouw :

Morne Rossouw est un dirigeant expérimenté dans les nouvelles technologies, fort d’une vaste expérience de direction dans l’intelligence artificielle, le machine learning et l’architecture de solutions. Actif dans l’analytique avancée depuis 2000, il excelle à définir des stratégies IT qui stimulent la croissance et s’alignent sur les objectifs de l’entreprise. Habitué aux environnements internationaux, Morne sait vulgariser des concepts complexes, encourager la collaboration, livrer des résultats remarquables et accélérer l’adoption de solutions transformatrices. Avant de rejoindre Kyriba, il a occupé des postes de direction chez SUSE, SAP et Software AG.
*Enquête réalisée du 18 février au 3 mars 2025 par CensusWide pour le compte de Kyriba auprès de 1 000 directeurs financiers (CFO), trésoriers et cadres décisionnaires en finance, travaillant dans des entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 100 millions USD, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et au Japon.
**Permenter, Kevin. IA agentique dans la trésorerie : naviguer dans la confiance et concrétiser le potentiel. IDC, mai 2025.

 

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