Opinion | Gemma Livermore, Seismic « Finance et intelligence artificielle : pourquoi 2026 sera une année clé »

Pourquoi les relations clients authentiques gagneront en importance ? L’avenir appartient à l’alliance entre intelligence artificielle et proximité humaine.

En 2026, l’intelligence artificielle s’est imposée plus rapidement dans l’usage professionnel que ce que les départements conformité ne l’avaient anticipé. Les institutions financières sont désormais amenées en structurer les usages pour éviter des dérives non maîtrisées, tout en en tirant des gains de productivité.

Parallèlement, les attentes des clients évoluent : au-delà de la personnalisation traditionnelle, ils recherchent des interactions pertinentes, contextualisées et compréhensibles, créant un avantage décisif pour les établissements qui intègrent l’IA avec discernement et fragilise ceux qui restent attachés à des modèles obsolètes.

 

Gemma Livermore, Head of Financial Services International Marketing chez Seismic

 

Une IA sûre et conforme : une étape indispensable pour maîtriser les usages numériques

Selon une enquête de RSM France et de l’IFOP, la sécurité des données demeure l’un des principaux freins à l’adoption de l’IA dans les services financiers, citée par près de 61 % des dirigeants financiers. Pourtant, face à des enjeux de productivité, les usages les informels se développent désormais portés par une IA générative accessible et performante.

Aujourd’hui en 2026, ces pratiques non encadrés traduisent avant tout à un besoin de rapidité. L’enjeu n’est donc pas l’interdiction mais la mise à disposition d’une IA structurée, sécurisée et intégrée aux usages métiers, conforme aux exigences réglementaires.

En s’appuyant sur des cadres clairs, les établissements peuvent en limite les dérives tout en générant des gains d’efficacité, en intégrant l’IA dans les processus existants plutôt qu’en superposant de nouveaux outils.

La personnalisation ne suffit plus : l’IA libère du temps pour des conseils authentiques

Longtemps, le secteur financier a cherché à personnaliser sa relation client par l’accumulation des données sans que la pertinence en découle mécaniquement. Celle-ci repose avant tout sur la compréhension des situations de vie des clients, qui se construit dans l’échange humain.

En 2026, une réflexion s’impose : l’IA n’a pas vocation de remplacer la relation client, mais à en être un facilitateur. Approche largement partagée, puisque 54 % des institutions financières voient dans l’IA un levier pour renforcer l’action des conseillers et seulement 35 % misent sur l’automatisation, confirmant l’importance accordée à l’humain selon les données du rapport The State of Wealth Management in 2025 de Seismic.

Utilisée avec discernement, l’IA allégé la charge opérationnelle de n’importe quel service. Elle libère ainsi du temps pour l’essentiel, les relations humaines de qualité, fondée sur l’écoute, la contextualisation et l’accompagnement parfois complexes.

Exploiter pleinement l’IA ou perdre une génération

La transmission de patrimoine vers les générations plus jeunes s’impose comme un enjeu stratégique majeur. Si les établissements investissent dans les offres et conditions, les attentes en matière d’interaction digitale demeurent sous estimées comme en témoigne un paradoxe révélateur : 73 % des gestionnaires français se disent bien préparés pour accompagner la génération montante, près d’un tiers reconnaît des limites dans la personnalisation des échanges, et un sur dix juge son usage de l’IA peu efficace selon le rapport de Seismic.

Habituée des services digitaux fluides et contextualisés, la future génération héritière attend un haut niveau d’exigence, tant dans le service que dans l’information. A défaut, les établissements s’exposent à un risque accru de perte d’actifs à l’issue de la transmission.

En mobilisant l’IA de manière optimale, les établissements renforcent l’action des conseillers, facilitent l’accès à l’information financière et adaptent les services aux situations de vie, tout en consolidant une relation durable.

Pourquoi développer ses propres modèles d’IA peut devenir une impasse stratégique

La tentation de développer son modèle d’IA propre à chaque établissement est réelle. En 2026, cette option apparaît toutefois peu soutenable, tant sur le plan économique que technologique, pour la majorité des institutions, comme l’illustre la décision récente de la Société Générale d’abandonner son assistant IA interne au profit de Microsoft Copilot.

Les modèles propriétaires engendre des coûts élevés, des contraintes renforcées en matière de sécurité et de conformité, ainsi qu’une complexité durable de maintien en compétences. A l’inverse, s’appuyer sur des modèles éprouvés, encadrés par une gouvernance rigoureuse et intégrés aux processus internes, permet de concilier sécurité et agilité dans un contexte d’évolution rapide.

L’avenir appartient à la combinaison d’une IA intelligente et de la proximité humaine

En 2026, l’IA ne remplace pas la finance, mais différencie les établissements qui savent l’exploiter. Les plus matures l’utilisent comme levier de simplification, de maîtrise des risques et de renforcement du conseil.

Finalement, la technologie n’est pas qu’un moyen : la relation client reste le véritable facteur de succès, avec l’humain au cœur.

 

Gemma Livermore

Gemma Livermore, responsable marketing pour les services financiers internationaux chez Seismic, possède plus de 21 ans d’expérience dans les technologies financières. Elle est spécialisée dans le développement commercial et le marketing pour accompagner la croissance et le passage à l’échelle en Europe et au Moyen-Orient.

 

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