Opinion | Alexandre Omaggio, Kramer Levin. « Loi sur l’attractivité : renforcement des capacités de financement par les entreprises françaises »
20/06/2024
– Renforcer les capacités de financement des entreprises depuis la France ;
– Faciliter la croissance à l’international des entreprises françaises par la dématérialisation des titres transférables ; et
– Moderniser, simplifier et renforcer l’attractivité du droit en faveur de l’économie française.
Il ne sera ici question que de certaines dispositions du premier volet visant à accroître les capacités de financement des entreprises françaises, à savoir celles relatives aux fonds communs de placement à risques (FCPR), aux plans d’épargne actions (PEA) et aux augmentations de capital.
Concernant les FCPR (art. 3 de la loi), ces fonds pourront désormais investir dans des entreprises cotées jusqu’à une capitalisation boursière de 500 millions d’euros (contre 150 millions d’euros avant la loi). Selon la commission des finances, ce relèvement du plafond permettra aux FCPR d’investir dorénavant dans 505 entreprises françaises cotées (contre 417 actuellement) et 4.611 entreprises européennes cotées (contre 3.944 actuellement). Ce dispositif devrait surtout permettre aux FPCR d’accompagner plus longtemps des entreprises cotées innovantes dont la forte croissance, soutenue par le capital-investissement, peut entraîner un franchissement relativement rapide du seuil de 150 millions d’euros.
En outre, le délai de blocage des porteurs de parts dans les FCPR est porté à 15 ans (contre 10 ans avant la loi). Cette mesure a pour objectif de mieux accompagner les investissements dans des start-ups, PME et entreprises innovantes appartenant à des secteurs d’activité où l’arrivée à maturité peut demander plus de temps.
Concernant enfin les augmentations de capital, la loi apporte des simplifications importantes pour les augmentations de capital sans droit préférentiel de souscription (art. 9 de la loi), suite au constat fait par le Parlement que les législations des pays des autres principales places financières (Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, Espagne, Etats-Unis) comportent moins de restrictions en la matière.
Pour améliorer la compétitivité du droit français, la loi porte de 20 % à 30 % du capital social le plafond de l’émission par placement privé, c’est-à-dire l’émission de titres de capital pouvant être réalisée chaque année par une offre qui s’adresse exclusivement à un cercle restreint d’investisseurs agissant pour compte propre ou à des investisseurs qualifiés. Cette disposition intéressera principalement les sociétés cotées, étant donné que les levées de fonds en private equity prennent généralement la forme d’augmentations de capital réservées et ne prennent donc pas la forme de placements privés.
Reste désormais à savoir si les dispositions de cette loi – dont certaines ont été contestées lors de son examen au Parlement – ne seront pas remises en cause suite aux prochaines élections législatives.
A propos d’Alexandre Omaggio, Avocat Associé Kramer Levin
Il conseille des clients français et étrangers pour leurs opérations d’acquisition et de cession (notamment de sociétés cotées), de restructuration et de mise en place de joint-venture.
En matière de private equity, il accompagne ses clients (entreprises en croissance et fonds d’investissement) dans le cadre de levées de fonds et opérations de LBO/MBO/MBI.
A propos de Kramer Levin
Kramer Levin
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