M&A signifie Mergers & Acquisitions, ou fusions-acquisitions en français. Le M&A désigne l’ensemble des opérations par lesquelles une entreprise, ses actionnaires ou ses investisseurs acquièrent, cèdent, fusionnent ou réorganisent une activité, une société ou une participation au capital.

Le M&A est un domaine à la croisée de la finance d’entreprise, de la stratégie, du droit, de la fiscalité, de la comptabilité et du financement. Une opération peut avoir pour objectif d’accélérer la croissance, d’acquérir une technologie ou un savoir-faire, d’entrer sur un marché, de réaliser des synergies, de consolider un secteur, de transmettre une entreprise ou de permettre à un actionnaire de céder sa participation.

Ce guide présente les principales notions, étapes, méthodes et parties prenantes d’une opération de M&A.

À retenir : une opération de M&A ne se résume pas au prix payé pour une entreprise. Elle comprend également la structuration de la transaction, la due diligence, le financement, la négociation juridique, les autorisations éventuelles, le closing et, souvent, l’intégration post-acquisition.

Sommaire
1. Qu’est-ce que le M&A ?
2. Pourquoi réaliser une opération de M&A ?
3. Quels sont les principaux types d’opérations M&A ?
4. Comment se déroule une opération de M&A ?
5. La valorisation d’une entreprise en M&A
6. La due diligence
7. Le financement d’une acquisition
8. La négociation et la documentation juridique
9. Le rôle des conseils en M&A
10. Le M&A et les sociétés cotées
11. Les principaux risques d’une opération de M&A
12. Le closing et l’intégration
13. M&A : les indicateurs financiers à connaître
14. Glossaire M&A
15. FAQ M&A

Qu’est-ce que le M&A ?
Le M&A (Mergers & Acquisitions) regroupe les opérations de rapprochement, d’acquisition, de cession et de réorganisation d’entreprises ou d’activités.

Une acquisition consiste généralement pour un acquéreur à prendre le contrôle d’une société ou d’une activité en achetant tout ou partie de son capital ou de ses actifs.

Une fusion consiste à regrouper juridiquement et économiquement plusieurs sociétés selon une structure prévue par le droit applicable.

Une opération de M&A peut être :

amicale, lorsque l’acquéreur et les actionnaires ou dirigeants de la cible négocient ensemble ;
non sollicitée, lorsque l’acquéreur propose une transaction sans accord préalable de la cible ;
domestique, lorsque les parties sont situées dans le même pays ;
cross-border, lorsque l’opération implique plusieurs juridictions ;
privée, lorsque les sociétés concernées ne sont pas cotées ;
publique, lorsqu’elle concerne notamment une société cotée et peut prendre la forme d’une offre publique.
Le périmètre du M&A est donc plus large que celui des seules fusions.

Pourquoi réaliser une opération de M&A ?
Une entreprise peut rechercher une acquisition pour plusieurs raisons.

Croissance externe
L’acquisition permet d’accélérer la croissance en achetant immédiatement une activité, une base de clients, une marque, une technologie ou des capacités de production.

Accès à un nouveau marché
Une entreprise peut acquérir un acteur local afin d’entrer dans un nouveau pays, une nouvelle région ou un nouveau segment de marché.

Acquisition de technologies ou de compétences
Dans certains secteurs, le principal intérêt d’une acquisition peut être l’accès à une technologie, à des brevets, à des données, à une propriété intellectuelle ou à des compétences rares.

Synergies
Les synergies correspondent aux bénéfices économiques attendus du rapprochement de deux entreprises.

Elles peuvent être :

commerciales : ventes croisées, nouveaux clients, extension de l’offre ;
opérationnelles : économies d’échelle, rationalisation des achats ou des fonctions support ;
financières : optimisation du financement ou de la structure du capital ;
fiscales, lorsque la réglementation applicable permet certains effets ;
technologiques ou organisationnelles.
Les synergies doivent être distinguées des résultats historiques de la cible : elles correspondent à des bénéfices futurs attendus et comportent donc une part de risque d’exécution.

Consolidation d’un secteur
Dans un secteur fragmenté, plusieurs acquisitions successives peuvent permettre à un groupe de construire une plateforme ou d’atteindre une taille critique.

Transmission ou cession
Pour l’actionnaire vendeur, une opération de M&A peut constituer une solution de transmission, de liquidité ou de réorganisation de son patrimoine professionnel.

Quels sont les principaux types d’opérations M&A ?
Acquisition de titres — Share Deal
Dans un share deal, l’acquéreur achète les titres de la société cible.

La société elle-même continue d’exister et conserve, en principe, ses actifs et passifs. Le changement porte principalement sur son actionnariat.

Acquisition d’actifs — Asset Deal
Dans un asset deal, l’acquéreur achète certains actifs et, selon la structuration, certains passifs ou contrats.

Cette structure peut être utilisée lorsqu’il est préférable d’acquérir une activité déterminée plutôt que l’intégralité de la société.

Fusion
La fusion organise le regroupement de sociétés selon une opération juridique spécifique.

Prise de participation
Une acquisition peut porter sur une participation minoritaire ou majoritaire.

La notion de contrôle est particulièrement importante : détenir une fraction du capital ne signifie pas nécessairement exercer le même niveau de contrôle selon les droits attachés aux titres, les statuts et les pactes d’actionnaires.

LBO
Un LBO (Leveraged Buy-Out) est une acquisition financée notamment par de la dette, généralement au niveau d’une structure d’acquisition.

Le remboursement de cette dette repose notamment sur les flux de trésorerie futurs du groupe acquis, selon la structuration retenue.

MBO et MBI
Un MBO (Management Buy-Out) est une acquisition réalisée avec la participation de dirigeants ou managers de l’entreprise.

Un MBI (Management Buy-In) implique des managers externes à l’entreprise acquise.

OPA et OPE
Une OPA (offre publique d’achat) permet à un acquéreur de proposer aux actionnaires d’une société cotée d’apporter leurs titres en contrepartie d’un prix, généralement en numéraire.

Une OPE (offre publique d’échange) propose en contrepartie des titres de la société initiatrice, selon les modalités de l’offre.

En France, les offres publiques sont encadrées par la réglementation applicable et contrôlées par l’Autorité des marchés financiers (AMF). A AMF France+1

Comment se déroule une opération de M&A ?
Même si chaque transaction est différente, une opération suit généralement plusieurs phases.

1. Définition de la stratégie
L’acquéreur définit ce qu’il recherche :

secteur ;
géographie ;
taille ;
chiffre d’affaires ;
rentabilité ;
technologie ;
position concurrentielle ;
complémentarité stratégique ;
niveau de valorisation acceptable.
Le vendeur peut, de son côté, préparer l’entreprise à une cession et déterminer ses objectifs.

2. Identification des cibles ou des acquéreurs
L’opération peut être :

bilatérale, entre deux parties identifiées ;
organisée par un conseil dans le cadre d’un processus de vente ;
issue d’une approche directe ;
réalisée dans le cadre d’une enchère ou d’un processus compétitif.
3. Prise de contact et premiers échanges
Les parties échangent généralement des informations préliminaires avant d’entrer dans une phase plus détaillée.

Un NDA (Non-Disclosure Agreement) ou accord de confidentialité est fréquemment signé avant la transmission d’informations sensibles.

4. Lettre d’intention
La LOI (Letter of Intent) ou lettre d’intention formalise généralement les grands principes envisagés :

périmètre de la transaction ;
prix ou fourchette de prix ;
structure de l’opération ;
calendrier ;
conditions principales ;
exclusivité éventuelle ;
conditions suspensives éventuelles.

Selon sa rédaction, une lettre d’intention peut être partiellement ou largement non contraignante, tandis que certaines stipulations peuvent être juridiquement contraignantes.

5. Due diligence
L’acquéreur analyse la cible afin d’identifier les risques, les passifs, les opportunités et les éléments susceptibles d’affecter la valorisation ou la structure de la transaction.

6. Valorisation et négociation
Les analyses financières et les résultats de la due diligence permettent d’affiner le prix, les garanties et les autres paramètres de la transaction.

7. Documentation juridique
Les avocats préparent et négocient notamment le contrat d’acquisition et les documents associés.

8. Autorisations et conditions suspensives
Certaines opérations nécessitent des autorisations réglementaires, des autorisations d’autorités de concurrence, des autorisations sectorielles, des accords de tiers ou d’autres conditions préalables.

9. Signing
Le signing correspond à la signature de la documentation définitive de l’opération.

Signing et closing ne sont pas nécessairement simultanés.

10. Closing
Le closing correspond à la réalisation effective de la transaction, lorsque les conditions prévues sont satisfaites et que le transfert des titres ou des actifs intervient selon les modalités convenues.

11. Intégration
Après le closing commence la phase d’intégration : organisation, systèmes d’information, équipes, processus, reporting, marques, offres commerciales et réalisation des synergies.

La valorisation d’une entreprise en M&A
La valorisation consiste à déterminer une estimation de la valeur économique de l’entreprise.

Il n’existe pas une méthode unique applicable à toutes les entreprises. Plusieurs méthodes sont généralement utilisées en parallèle.

Méthode des multiples
La méthode des multiples consiste à comparer l’entreprise à des sociétés comparables ou à des transactions comparables.

Les multiples courants comprennent :

EV/EBITDA ;
EV/EBIT ;
EV/CA ;
P/E ou PER.
Le multiple pertinent dépend notamment du secteur, de la croissance, de la rentabilité, du risque et de la structure financière.

DCF — Discounted Cash Flow
La méthode DCF consiste à actualiser les flux de trésorerie futurs attendus de l’entreprise.

Elle repose notamment sur :

les prévisions financières ;
les flux de trésorerie disponibles ;
le taux d’actualisation ;
la valeur terminale ;
les hypothèses de croissance.
Une modification des hypothèses peut entraîner une variation importante de la valeur obtenue.

Méthode des transactions comparables
Cette méthode analyse les prix payés lors de transactions portant sur des entreprises comparables.

Elle permet notamment d’observer les multiples effectivement payés dans des opérations de marché.

Valeur d’entreprise et valeur des capitaux propres
Une distinction fondamentale en M&A est celle entre :

Enterprise Value (EV) = valeur d’entreprise

et

Equity Value = valeur des capitaux propres revenant aux actionnaires.

Dans une approche simplifiée :

Equity Value = Enterprise Value – dette financière nette

La passerelle exacte dépend toutefois de la définition contractuelle de la dette, de la trésorerie et des autres éléments retenus dans la transaction.

La due diligence
La due diligence est le processus d’analyse approfondie de la cible avant la réalisation d’une acquisition.

Elle vise notamment à vérifier les informations fournies et à identifier les risques susceptibles d’affecter la transaction.

Due diligence financière
Elle analyse notamment :

le chiffre d’affaires ;
l’EBITDA ;
les marges ;
les flux de trésorerie ;
la dette ;
le besoin en fonds de roulement ;
les éléments exceptionnels ;
les prévisions financières ;
la qualité des résultats ;
la dette nette ;
les éléments assimilables à de la dette.
La Quality of Earnings (QoE) cherche notamment à déterminer dans quelle mesure les résultats historiques reflètent une performance récurrente.

Due diligence juridique
Elle examine notamment :

les contrats ;
les litiges ;
la propriété intellectuelle ;
les licences ;
la gouvernance ;
les relations avec les actionnaires ;
les engagements hors bilan ;
les clauses de changement de contrôle.
Due diligence fiscale
Elle analyse notamment :

l’impôt sur les sociétés ;
la TVA ;
les contrôles fiscaux ;
les déficits reportables ;
les risques fiscaux ;
les opérations intragroupe ;
les problématiques transfrontalières.
Due diligence sociale
Elle porte notamment sur :

les effectifs ;
les contrats de travail ;
les rémunérations ;
les avantages sociaux ;
les litiges prud’homaux ;
les régimes de retraite ;
les représentants du personnel.
Due diligence commerciale
Elle étudie notamment :

les principaux clients ;
la concentration du chiffre d’affaires ;
le churn ;
le portefeuille commercial ;
les concurrents ;
le positionnement ;
la dynamique du marché.
Due diligence technologique et cybersécurité
Elle peut couvrir :

les systèmes d’information ;
l’architecture technique ;
les logiciels ;
la propriété intellectuelle ;
la cybersécurité ;
les données ;
la dette technique ;
la capacité des systèmes à accompagner la croissance.
Due diligence ESG
Selon le secteur et la transaction, les analyses peuvent également porter sur les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance.

Le financement d’une acquisition
Une acquisition peut être financée par différentes sources.

Fonds propres
L’acquéreur peut financer tout ou partie de la transaction avec ses ressources disponibles ou avec une augmentation de capital.

Dette d’acquisition
La dette peut prendre différentes formes :

dette bancaire ;
dette senior ;
dette unitranche ;
dette mezzanine ;
obligations ;
autres instruments de financement.
Financement vendeur
Le vendeur peut parfois accepter qu’une partie du prix soit payée ultérieurement.

On parle notamment de vendor loan ou crédit-vendeur.

Earn-out
Un earn-out prévoit qu’une partie du prix dépendra de la réalisation future de certains objectifs.

L’earn-out peut porter par exemple sur :

le chiffre d’affaires ;
l’EBITDA ;
des objectifs commerciaux ;
certains événements contractuellement définis.
La définition précise des indicateurs, de leur calcul et des règles de gestion pendant la période d’earn-out est essentielle.

La négociation et la documentation juridique
Le contrat principal d’une acquisition est souvent désigné sous le terme SPA (Share Purchase Agreement) lorsqu’il s’agit d’une acquisition de titres.

Dans une acquisition d’actifs, on peut notamment parler d’APA (Asset Purchase Agreement).

La documentation peut notamment traiter :

du prix ;
du mécanisme de détermination du prix ;
de la dette nette ;
du besoin en fonds de roulement ;
des garanties ;
des déclarations du vendeur ;
des indemnités ;
des conditions suspensives ;
des engagements pré-closing ;
des clauses de non-concurrence ;
de l’earn-out ;
des modalités de closing ;
de la responsabilité des parties.
Locked-box et completion accounts
Deux mécanismes fréquemment rencontrés dans les transactions sont :

Locked-box : le prix est déterminé à partir d’une situation financière de référence et le vendeur s’engage notamment à éviter certaines sorties de valeur entre cette date et le closing.

Completion accounts : le prix final est ajusté après le closing sur la base de comptes établis selon les règles convenues.

Le rôle des conseils en M&A
Une opération de M&A mobilise généralement plusieurs expertises.

Conseil M&A / banque d’affaires
Le conseil financier peut accompagner :

la recherche d’acquéreurs ou de cibles ;
la préparation du processus ;
la valorisation ;
la préparation des documents de présentation ;
la négociation ;
la coordination des différentes parties prenantes.
Avocat M&A
L’avocat conseille sur :

la structure juridique ;
les contrats ;
la négociation du SPA ou de l’APA ;
les garanties ;
les conditions suspensives ;
les aspects réglementaires.
Conseil financier / Transaction Services
Il intervient notamment sur la due diligence financière, la qualité des résultats, la dette nette et le besoin en fonds de roulement.

Conseil fiscal
Il analyse la structuration fiscale de l’opération et les risques fiscaux associés.

Conseil en financement
Il structure la dette et les autres sources de financement nécessaires à la transaction.

Conseil en stratégie
Il peut intervenir sur la logique stratégique de l’opération, le marché, les synergies et le plan d’intégration.

Le M&A et les sociétés cotées
Les opérations concernant des sociétés cotées sont soumises à des règles spécifiques de transparence, d’information des actionnaires et de fonctionnement des marchés.

En France, l’AMF joue notamment un rôle central dans le contrôle des offres publiques. Elle indique que les offres publiques font l’objet de règles destinées notamment à assurer l’égalité de traitement et d’information des détenteurs de titres, la transparence et l’intégrité du marché. A AMF France

Dans le cadre d’une offre publique, la note d’information présente notamment les éléments relatifs à l’offre, tandis que la société cible peut établir une note en réponse. A AMF France+1

Pour une société cotée, les documents et obligations applicables dépendent de la nature de l’opération.

Une fusion, une scission ou un apport partiel d’actifs peut notamment donner lieu à un document d’information présentant les objectifs de l’opération, ses modalités et ses conséquences. A AMF France

Les acquisitions ou cessions d’actifs significatifs par des sociétés cotées font également l’objet d’une doctrine spécifique de l’AMF. A AMF France

Important : les règles applicables à une transaction dépendent de sa structure, du statut des sociétés concernées, de leur secteur d’activité et des juridictions impliquées. Une opération impliquant une société cotée, un secteur réglementé ou plusieurs pays peut nécessiter des analyses réglementaires spécifiques.

Les principaux risques d’une opération de M&A
Une transaction peut créer de la valeur mais comporte également des risques.

Risque de survalorisation
L’acquéreur peut payer un prix supérieur à la valeur économique réellement créée.

Risque de synergies non réalisées
Les synergies annoncées peuvent être plus longues ou plus coûteuses à réaliser que prévu.

Risque commercial
La performance de la cible peut dépendre de quelques clients, contrats ou marchés.

Risque juridique
Des litiges, contrats défavorables ou passifs non identifiés peuvent modifier l’économie de l’opération.

Risque fiscal
Des passifs fiscaux historiques ou des conséquences fiscales liées à la transaction peuvent affecter le prix ou la rentabilité.

Risque social
Une acquisition peut entraîner des départs de salariés clés, des difficultés d’intégration ou des coûts de réorganisation.

Risque technologique
Une dette technique importante, des systèmes obsolètes ou des failles de cybersécurité peuvent nécessiter des investissements significatifs.

Risque d’intégration
Même une acquisition financièrement pertinente peut rencontrer des difficultés lorsque les organisations, cultures, systèmes ou processus sont difficiles à intégrer.

Le closing et l’intégration
Le closing marque la réalisation juridique et financière de l’opération. Il ne constitue cependant pas la fin du projet M&A.

L’intégration post-acquisition doit notamment permettre de réaliser les objectifs ayant justifié l’opération.

Les chantiers peuvent concerner :

la gouvernance ;
les équipes ;
les systèmes d’information ;
les processus financiers ;
les achats ;
les ventes ;
le marketing ;
les ressources humaines ;
les marques ;
les produits ;
le reporting ;
les synergies.
La phase d’intégration est particulièrement importante lorsqu’une partie significative de la valeur attendue de l’opération repose sur des synergies.

M&A : les indicateurs financiers à connaître
Voici les principaux indicateurs utilisés dans l’analyse d’une opération.

CA / Revenue
Chiffre d’affaires
EBITDA
Résultat avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements
EBIT
Résultat opérationnel avant intérêts et impôts
EBITDA margin
EBITDA / chiffre d’affaires
Enterprise Value (EV)
Valeur d’entreprise
Equity Value
Valeur des capitaux propres
Net Debt
Dette financière nette selon la définition retenue
EV/EBITDA
Multiple de valorisation rapportant EV à l’EBITDA
EV/Revenue
Multiple rapportant EV au chiffre d’affaires
P/E
Capitalisation ou valeur des capitaux propres rapportée au résultat net
FCF
Free Cash Flow, ou flux de trésorerie disponible
WACC
Coût moyen pondéré du capital
NWC / BFR
Besoin en fonds de roulement
IRR / TRI
Taux de rendement interne
MoM
Multiple du capital investi

Glossaire M&A
Acquéreur
Entreprise ou investisseur qui achète une société, une participation ou des actifs.

Cible
Entreprise ou activité faisant l’objet de l’acquisition.

Asset Deal
Acquisition d’actifs ou d’une activité plutôt que des titres de la société.

Share Deal
Acquisition des titres d’une société.

Buy-side
Perspective de l’acquéreur dans une transaction.

Sell-side
Perspective du vendeur.

Closing
Réalisation effective de la transaction conformément aux conditions prévues.

Due diligence
Processus d’analyse approfondie de la cible avant la transaction.

EBITDA
Indicateur de performance opérationnelle avant intérêts, impôts, amortissements et dépréciations.

Earn-out
Partie variable du prix dépendant de critères futurs définis contractuellement.

Enterprise Value
Valeur d’entreprise.

Equity Value
Valeur revenant aux détenteurs des capitaux propres.

LBO
Acquisition financée notamment par recours à la dette.

LOI
Letter of Intent, ou lettre d’intention.

NDA
Non-Disclosure Agreement, accord de confidentialité.

OPA
Offre publique d’achat.

OPE
Offre publique d’échange.

SPA
Share Purchase Agreement, contrat d’acquisition de titres.

Synergies
Bénéfices économiques attendus du rapprochement de deux entreprises.

Signing
Signature de la documentation définitive.

Vendor Due Diligence
Due diligence réalisée à l’initiative du vendeur et mise à disposition des acquéreurs potentiels.

FAQ M&A
Que signifie M&A ?
M&A signifie Mergers & Acquisitions, traduit en français par fusions-acquisitions. Le terme désigne les opérations de rapprochement, d’acquisition, de cession et de réorganisation d’entreprises ou d’activités.

Quelle est la différence entre M&A et fusion-acquisition ?
Les termes sont généralement utilisés comme synonymes. M&A est l’expression anglaise de Mergers & Acquisitions, tandis que fusions-acquisitions est son équivalent français.

Quelles sont les principales étapes d’une opération de M&A ?
Une opération comprend généralement la définition de la stratégie, l’identification d’une cible ou d’un acquéreur, les premiers échanges, la confidentialité, la lettre d’intention, la due diligence, la valorisation, la négociation, la documentation juridique, les autorisations éventuelles, le signing, le closing et l’intégration.

Combien de temps dure une opération de M&A ?
La durée dépend fortement de la taille et de la complexité de la transaction. Une opération simple entre sociétés privées peut être réalisée en quelques mois. Une transaction complexe, internationale, réglementée ou impliquant une société cotée peut nécessiter davantage de temps.

Comment valorise-t-on une entreprise en M&A ?
Les principales méthodes sont les multiples de sociétés comparables, les transactions comparables et la méthode DCF (Discounted Cash Flow). Elles sont généralement utilisées de manière complémentaire.

Quelle est la différence entre Enterprise Value et Equity Value ?
L’Enterprise Value correspond à la valeur économique de l’entreprise avant prise en compte de sa structure de financement. L’Equity Value correspond à la valeur des capitaux propres revenant aux actionnaires. Une passerelle entre les deux intègre notamment la dette financière nette et les autres éléments définis dans la transaction.

Qu’est-ce qu’une due diligence ?
La due diligence est une analyse approfondie réalisée avant une transaction afin d’examiner notamment les dimensions financières, juridiques, fiscales, sociales, commerciales et technologiques de la cible.

Qu’est-ce qu’un SPA ?
Un SPA (Share Purchase Agreement) est le contrat d’acquisition de titres utilisé dans une opération de type share deal.

Qu’est-ce qu’un earn-out ?
Un earn-out est un mécanisme permettant de différer une partie du prix et de la conditionner à la réalisation d’objectifs futurs définis contractuellement.

Quelle est la différence entre signing et closing ?
Le signing correspond à la signature de la documentation définitive. Le closing correspond à la réalisation effective de la transaction. Les deux événements peuvent être séparés lorsque des conditions doivent être satisfaites entre les deux.

Qu’est-ce qu’un LBO ?
Un LBO (Leveraged Buy-Out) est une acquisition dans laquelle le financement repose notamment sur de la dette. La structure de l’opération est conçue pour que les flux financiers futurs du groupe acquis contribuent notamment au remboursement de cette dette.

Qu’est-ce qu’une OPA ?
Une OPA (offre publique d’achat) est une opération par laquelle un initiateur propose aux actionnaires d’une société cotée d’apporter leurs titres selon les conditions annoncées de l’offre. En France, les offres publiques sont encadrées et contrôlées par l’AMF. A AMF France+1

Pourquoi les opérations de M&A échouent-elles ?
Les difficultés peuvent notamment provenir d’une valorisation trop élevée, d’hypothèses de synergies irréalistes, d’une mauvaise compréhension de la cible, de risques juridiques ou financiers insuffisamment identifiés, de problèmes de financement ou d’une intégration post-acquisition mal maîtrisée.

À retenir
Le M&A est un processus multidisciplinaire qui combine stratégie, finance, valorisation, due diligence, financement, droit, fiscalité et intégration.

Les points essentiels d’une opération sont :

Le M&A et les sociétés cotées
Le rôle des conseils en M&A
Définir précisément l’objectif stratégique.
Identifier la bonne cible ou le bon acquéreur.
Déterminer une valorisation cohérente avec les fondamentaux et les conditions de marché.
Identifier les risques grâce à une due diligence adaptée.
Structurer correctement le financement et la transaction.
Sécuriser les engagements dans la documentation juridique.
Obtenir les autorisations nécessaires.
Réaliser le closing.
Exécuter le plan d’intégration et mesurer les synergies.
Le prix d’acquisition n’est donc qu’un élément d’une opération de M&A. La création de valeur dépend de l’ensemble de la transaction, de sa structure, de son financement et de la capacité de l’acquéreur à réaliser les objectifs définis avant l’acquisition.

Sources et références institutionnelles
Pour les opérations impliquant des sociétés cotées en France, l’Autorité des marchés financiers (AMF) constitue une source de référence pour les règles relatives aux offres publiques, à l’information des investisseurs et à certaines opérations financières. Sa doctrine précise notamment les règles applicables aux offres publiques et aux acquisitions ou cessions d’actifs significatifs. A AMF France+1

Dernière révision éditoriale : septembre 2026.

Ce guide a une vocation pédagogique et générale. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal, ni une recommandation d’investissement. Les règles applicables doivent être vérifiées en fonction de la transaction, des parties concernées et des juridictions impliquées.