L’Or du Rhin de Richard Wagner
07/03/2010

A l’harmonie originelle, les rapports des castes, où les hommes sont encore absents, apportent félonie, trahisons, envie, barbarie… et meurtre. Car comme le dit Albérich, voleur lui même troussé, l’anneau forgé à partir de l’Or du Rhin, n’apportera que mort et destruction. Le nain maudit ce que tous cherchent à conquérir: "Que chacun le désire mais que personne n’en profite". Là où il n’y a pas d’amour, règnent le trafic, l’exploitation, la destruction et la mort. Le livret écrit par Wagner lui-même délivre une vision particulièrement désenchantée. Le compositeur nous met en garde contre nous mêmes. Comme Erda (déesse de la sagesse) qui, dans le 4è et dernier tableau, clairvoyante et visionnaire, rappelle Wotan à l’ordre et chante le prochain "Crépuscule des dieux". La réalisation est prometteuse et offre de très beaux tableaux dont le final qui représente la montée des marches vers le Walhalla par l’assemblée des dieux vainqueurs… Le cycle complet de L’Anneau du Nibelung n’avait pas été donné à l’Opéra de Paris de Paris depuis 1957. Cycle lyrique événement.
Richard Wagner: L’anneau du Nibelung, Der Ring, premier volet (Prologue): L’Or du Rhin (Der Rheingold), 1869. Paris, Opéra Bastille. Du 4 au 28 mars 2010. Philippe Jordan, direction. Günter Krämer, mise en scène. Avec entre autres les excellents Kim Begley (Loge), Peter Sidhom (Albérich), Sophie Koch (Fricka), Ann Petersen (Freia), Qiu Lin Zhang (Erda), Falk Struckmann (Wotan), Günther Groissböck (Fafner)…
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