L’optimisme des Directeurs Financiers poursuit son recul face à la conjoncture économique
22/04/2013
– 71% d’entre eux voient l’Amérique du Nord comme la principale zone de développement à venir
– La croissance des pays émergents est un facteur majeur d’optimisme pour 40% des CFO
– 68% des CFO estiment que la réduction des coûts est la priorité stratégique majeure de leur entreprise.
Deloitte présente les résultats de la seconde édition de son baromètre d’opinions des directeurs financiers 2013 : « Les prémices d’un changement de cap ? ». Mené par Harris Interactive, sur le mois d’avril 2013, auprès de 75 directeurs financiers d’entreprises françaises ou de filiales françaises d’entreprises étrangères représentatives de l’ensemble des secteurs de l’économie, ce baromètre d’opinions 2013 a pour objectif de dresser un bilan de la perception des Directeurs Financiers sur l’environnement financier et macro-économique.
La perception de la conjoncture française apparait moins optimiste
Les CFO sont plus pessimistes (69%) en avril 2013 qu’en septembre 2012 (56%) ou, au mieux, attentistes (28%) à l’égard de la conjoncture française.
Les perspectives de croissance de la France (0% contre 1%) et de l’Europe (1% contre 6%) sont en recul par rapport à septembre 2012, très loin derrière l’Amérique de Nord (71% contre 37%), du Sud (41% contre 30%) et l’Asie (43% contre 26%), qui réalisent des scores en nette amélioration par rapport à septembre 2012.
La croissance des pays émergents (40%) reste le facteur d’optimisme principal pour les 6 mois à venir. A l’inverse, l’évolution du cours des matières premières (15%), l’évolution des politiques fiscales et sociales en Europe (51%), la situation économique en Europe (56%) et le risque d’éclatement de la zone Euro (37%), renforcent le pessimisme.
La coordination des politiques économiques européennes apparait de manière équivalente comme un facteur de pessimisme (37%) et d’optimisme (40%).
Une incertitude perçue comme moins forte qu’en septembre 2012
Le niveau général d’incertitude économique et financière des entreprises à horizon 6 mois est en léger recul (29% contre 45% en septembre 2012). Toutefois, pour les 6 prochains mois, les entreprises priorisent les actions endogènes : diminution des coûts (68%) et croissance organique (53%) ; l’introduction de nouveaux produits/services arrive en 3ème position pour 37 % des CFO.
Prudence des investissements
43% des CFO (contre 23% en septembre 2012) envisagent une « légère augmentation » de l’activité de fusion/acquisition au cours des 6 prochains mois en France. 55% des CFO n’envisagent ni cession ni acquisition en France, contre 44% en Europe. Les perspectives d’acquisition dans le monde (hors UE) sont stables (37%).
Les acquisitions apparaissent plus prioritaires, en termes d’investissement, qu’en septembre 2012 avec 44% des CFO qui envisagent d’allouer une partie de leur trésorerie à ce type d’opérations, tout comme les investissements de modernisation/mises aux normes (36%).
« Pour autant, nous constatons que les directeurs financiers privilégient d’allouer en priorité leur marge de manœuvre financière à l’innovation et à la recherche et au développement (47%), enjeu majeur de compétitivité pour l’entreprise. » observe Pascal Pincemin, Associé et Membre du Comité Exécutif chez Deloitte en France.
Liquidité et financement
Le renforcement de la contrainte règlementaire reste le principal motif d’inquiétude en matière de liquidité pour 35% des CFO. La tension du marché d’accès au crédit quant à elle est stable (49%), avec une légère tendance à la détente.
L’exposition au risque de liquidité semble être maîtrisée. L’étude nous révèle que de nouvelles solutions de financement sont envisagées pour 55% des répondants. Les placements les plus attractifs restent les mêmes : placements privés (19%) et obligations (19%). Les financements structurés deviennent en revanche les moins attractifs (28%).
Bien qu’en léger recul par rapport à l’édition précédente (67% contre 71%), l’optimisation du BFR est une action fortement privilégiée pour améliorer la trésorerie des entreprises, suivie par la diversification des sources de financements (32% contre 43%).
Valérie Flament, Associée Conseil Transformation Fonction Finance chez Deloitte : « La raréfaction et la hausse du coût des liquidités passent au second plan des préoccupations derrière la contrainte réglementaire. Sur la base de nos observations, la désintermédiation bancaire du financement des entreprises conduit sans aucun doute au développement du financement auprès des investisseurs privés non soumis à Bâle III. »
Le Directeur financier, acteur de la RSE
Les CFO estiment que le niveau d’engagement de leur entreprise sur la RSE est correct (59%). 17 % d’entre eux pensent même que leur structure gère très bien ces enjeux et recherche un certain leadership en la matière. L’effet Grenelle 2 est bien visible, puisque 20% aujourd’hui des CFO jugent leur implication forte en matière de développement durable. Leurs sujets prioritaires sont le reporting et la conformité réglementaire, mais 48% s’impliquent aussi sur le financement de nouveaux projets RSE.
Les CFO expriment leur volonté de mettre en place des indicateurs RSE utiles et pertinents au pilotage de l’entreprise (49%). Pour les directeurs financiers interrogés, une meilleure identification des risques extra financiers apparaît fondamental en matière de stratégie et de démarche RSE (55%).
« Les Directeurs financiers s’approprient de plus en plus le sujet RSE, initialement au travers de l’obligation de reporting. Toutefois, une impulsion de la part de la direction générale et des grandes fonctions de l’entreprise est attendue », remarque Eric Dugelay, Associé Responsable de l’Offre Responsabilité Sociale et Environnementale chez Deloitte.
Méthodologie
Etude quantitative articulée autour des thèmes suivants : Perspectives économiques et financières / Financement et liquidités / Fusions, acquisitions et cessions / Risques et perspectives / Défis des Directeurs Financiers/ RSE et développement durable
Etude réalisée en avril 2013 auprès de 75 Directeurs Financiers d’entreprises françaises ou de filiales françaises d’entreprises étrangères représentatives de l’ensemble des secteurs de l’économie. L’échantillon est significatif et représentatif compte tenu de la technicité et des spécifiés des profils recherchés dans le cadre de l’étude.
Harris Interactive a assisté Deloitte dans l’administration des questionnaires, le recueil téléphonique (CATI) de toutes les réponses et a contribué à l’analyse et la restitution des résultats de ce premier baromètre.
Les secteurs d’activité représentés par les répondants sont : Industrie chimique/pharmaceutique / Industrie agroalimentaire / Industrie automobile, aéronautique et matériel agricole / Banque, assurance, finance / Informatique, télécoms, high-tech / Construction, BTP, Immobilier / Conseil audit et bureaux d’études / Commerce distribution, négoce / Médias, Edition et communication / Hôtellerie, restauration, tourisme, loisir / Transports, manutention, logistique
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