Le marché mondial de l’art repart à la hausse en 2025 avec 59,6 milliards de dollars de ventes

Art Basel et UBS publient la dixième édition de leur rapport annuel sur le marché mondial de l’art, rédigé par Clare McAndrew, fondatrice d’Arts Economics. Les ventes mondiales d’art ont atteint 59,6 milliards de dollars en 2025, en hausse de 4 % par rapport à 2024, après deux années consécutives de recul. Le volume des transactions s’est établi à 41,5 millions d’opérations (+2 %).

 

 

Une reprise portée par les enchères, un marché des galeristes plus nuancé

La croissance de 2025 est principalement tirée par les ventes aux enchères publiques, qui atteignent 20,7 milliards de dollars (+9 %), avec une progression particulièrement marquée dans le segment ultra haut de gamme, les œuvres vendues au-dessus de 10 millions de dollars enregistrent une hausse de 30 %. Les ventes privées déclarées des maisons de ventes reculent en revanche à un peu moins de 4,2 milliards de dollars (-5 %), traduisant un redéploiement des transactions de grande valeur vers les salles de ventes publiques.

Du côté des marchands et galeristes, les ventes atteignent 34,8 milliards de dollars (+2 %), mais la situation est contrastée selon la taille des acteurs. Les galeries réalisant moins de 500 000 dollars de chiffre d’affaires enregistrent les plus fortes progressions. Le segment intermédiaire (1 à 10 millions de dollars) marque une légère baisse, tandis que les marchands au-delà de 10 millions retrouvent la croissance. La hausse des coûts d’exploitation, en moyenne +5 %, continue de peser sur la rentabilité de l’ensemble du secteur.

La concentration géographique se maintient, la France progresse

Les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine représentent toujours 76 % des ventes mondiales en valeur. Les États-Unis conservent leur première place avec 26 milliards de dollars (+5 %), suivis du Royaume-Uni à 10,5 milliards (+2 %) et de la Chine à 8,5 milliards (+1 %), ce dernier marché se stabilisant malgré les difficultés persistantes du secteur immobilier.

La France se distingue avec une croissance de 9 % à 4,5 milliards de dollars, dépassant son niveau de 2019 et consolidant sa position de quatrième marché mondial et de premier marché au sein de l’Union européenne, avec une part de marché portée à 8 %. En Europe, les performances sont disparates : la Suisse et l’Autriche progressent de 13 % chacune, tandis que l’Allemagne recule de 10 %.

Le recul des ventes en ligne et le retour au physique

L’une des tendances les plus marquantes de l’exercice est le recul des ventes d’art en ligne, qui tombent à 9,2 milliards de dollars (-11 %), leur plus bas niveau depuis 2019. Les transactions de grande valeur se sont redéployées vers les canaux physiques — galeries, foires, salles de ventes. Les ventes exclusivement en ligne ne représentent plus que 15 % de la valeur totale du marché. À l’inverse, les foires d’art voient leur part progresser à 35 % du chiffre d’affaires des marchands (+4 points), leur niveau le plus élevé depuis 2022.

Des enjeux structurels à surveiller

Le rapport soulève deux dynamiques de long terme. La première concerne la transmission intergénérationnelle des patrimoines : avec plus de 83 000 milliards de dollars devant changer de mains dans les prochaines décennies, la montée en puissance des femmes et des jeunes collectionneurs devrait remodeler les comportements d’achat et les priorités philanthropiques sur le marché de l’art. La seconde porte sur le risque géopolitique et commercial : si les flux transfrontaliers d’art sont restés globalement stables en 2025, la fragmentation commerciale internationale et le virage protectionniste observé dans plusieurs économies représentent un risque structurel pour un marché dont le fonctionnement repose sur la circulation internationale des œuvres et l’accès à des acheteurs mondiaux.

Clare McAndrew, fondatrice d’Arts Economics

« Le marché a accueilli en 2025 un changement de direction, passant de la contraction des années précédentes à une croissance modeste. Cependant, il a continué d’évoluer dans un environnement géopolitique volatile, notamment en ce qui concerne le commerce transfrontalier, dont les implications complètes se déploient encore en 2026. »

Paul Donovan, économiste en chef d’UBS Global Wealth Management

« Le marché de l’art a démontré une résilience notable comparée à bien d’autres industries. Cet ajustement s’opère parallèlement à une transformation structurelle profonde : la Grande Transmission de Patrimoine, avec plus de 83 000 milliards USD devant passer d’une génération à l’autre dans les décennies à venir. »

Noah Horowitz, CEO d’Art Basel

« 2025 a marqué un retour à la croissance pour le secteur de l’art et un moment d’inflexion stratégique dans son évolution continue. Malgré des coûts élevés, l’incertitude géopolitique et les inquiétudes liées aux tarifs douaniers, la confiance des acheteurs s’est améliorée au fil de l’année. »

 

À propos d’Arts Economics & ClareMcAndrew

Arts Economics est une société de recherche et de conseil spécialisée dans l’étude du marché des beaux-arts et des arts décoratifs, fondée par Clare McAndrew en 2005. Économiste culturelle titulaire d’un doctorat du Trinity College Dublin, elle travaille avec un réseau international de consultants et chercheurs pour fournir des analyses au commerce mondial de l’art et au secteur financier.

 

À propos d’UBS

UBS est un gestionnaire de patrimoine mondial et la première banque universelle en Suisse, gérant 7 000 milliards de dollars d’actifs investis au quatrième trimestre 2025. Partenaire principal mondial d’Art Basel, UBS co-publie le rapport annuel sur le marché de l’art et propose via UBS Art Advisory des conseils aux clients UHNW sur tout le cycle de vie d’une collection. Les actions UBS sont cotées à la SIX Swiss Exchange et au NYSE.

UBS

 

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