La fiscalité : nouvel indicateur et nouveau levier de la performance financière des entreprises
26/05/2008
Ces divers enjeux imposent de communiquer plus fréquemment, avec davantage de lisibilité et de visibilité sur la donnée fiscale. À tel point que, par-delà les traditionnelles missions de suivi des contrôles fiscaux ou d’optimisation des opérations courantes, les directions fiscales jouent un rôle croissant dans la stratégie financière des grands groupes, pilotant des indicateurs qui touchent directement aux résultats des entreprises et donc à l’évaluation de leur performance et à leur image.
Le Taux Effectif d’Impôt : un baromètre stratégique
On comprend mieux pourquoi quand on sait que ce TEI a un impact direct sur le revenu par action d’un groupe et que la capacité à le juguler peut rapporter autant qu’une stratégie de réduction des coûts et de développement des ventes. Selon une étude menée par PWC/Landwell, « une baisse de 1% du TEI dans le secteur de la distribution et de la grande consommation a le même impact sur la valeur actionnariale qu’une hausse de 12 à 15% des ventes ».
Par-delà cet exemple du TEI, dont la maîtrise est particulièrement sensible depuis la mise en application des IFRS, la sous-capitalisation, l’harmonisation des IFRS* applicables aux comptes sociaux, l’application de l’ACCIS*… sont autant de chantiers qui nécessitent une plus forte implication des directions fiscales.
Des outils inadaptés
Un service sur deux utilise encore Excel pour le reporting fiscal. Certes, ce logiciel a l’avantage de la simplicité et de l’apprentissage rapide. Cependant, Excel atteint rapidement ses limites lorsqu’il s’agit d’automatiser la collecte des informations, d’élaborer des pistes d’audit ou de sécuriser les traitements.
Aussi, les directions fiscales se tournent-elles vers les applications déjà existantes au sein de leur Groupe, comme celles utilisées pour le reporting financier et la consolidation, mais qui ne sauraient répondre à leurs attentes « métier » spécifiques.
Les directions fiscales se retrouvent ainsi responsables d’une donnée publiée (comme le TEI) sans avoir, le plus souvent, la possibilité d’analyser et de superviser l’ensemble du process, sans maîtriser l’ensemble des composantes fiscales des entités du groupe, ni parfois même le planning de remontée de ces informations.
Une évolution qui en appelle d’autres
Cette évolution majeure exige aussi, sur un plan plus technique, le déploiement d’un système de reporting collaboratif en phase avec les objectifs prioritaires de la politique fiscale du groupe.
Innover et proposer une panoplie de solutions opérationnelles de gestion globale de la fiscalité : tel est le challenge auquel doivent maintenant répondre les éditeurs de progiciels.
Après le BPM (Business Performance Management), il est plus que temps de s’intéresser au TPM : le Tax Performance Management !
Rémi Lacour, Président Directeur Général d’Invoke
Invoke édite des logiciels dédiés à la production et au traitement de l’information financière et fiscale. Elle compte aujourd’hui plus de 1300 groupes clients intervenant dans divers secteurs d’activités.
