Etude | 751 startups françaises de l’IA qui ont levé 13 milliards d’euros depuis leur création
30/01/2025
Loin de s'enorgueillir, l'étude n'oublie pas de détailler les défis de taille qui attendent ces startups.
La France confirme sa place de leader européen de l’IA
Sur le territoire français, Paris s’affiche comme le hub incontesté des startups de l’IA avec 63% des startups françaises basées en Ile-de-France, l’Occitanie arrivant en deuxième position (6,5%), suivie de l’Auvergne-Rhône-Alpes (6,1%) et de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (5,7%).
La place de leader de la France s’illustre aussi à travers le financement, qui reste en croissance pour les startups de l’IA malgré la complexité accrue à lever des fonds ces derniers mois. Ainsi, les startups françaises de l’IA ont levé depuis leur création près de 13 milliards d’euros. Au total, ce sont près de 65% des startups de l’IA qui ont levé des fonds, la plupart en série A. Une tendance qui traduit l’attractivité des startups françaises de l’IA : elles sont 24 à avoir réalisé des tours de table à plus de 100 millions d’euros (x2,5 par rapport à 2023).
Les startups de l’IA créent des gains de productivité, qui se traduisent directement dans la création d’emploi en France : elles représentent aujourd’hui près de 36 000 emplois, et 92% d’entre elles ont l’intention de poursuivre les recrutements dans les 12 prochains mois. Ainsi, près de 3 500 emplois devraient être à pourvoir dans les startups de l’IA dans l’année à venir.
L’excellence française étant présente sur toute la chaîne de valeur de l’IA
Elles déploient leurs solutions dans tous les secteurs, et particulièrement dans la santé et les biotechnologies (13%) comme Gleamer, Owkin ou Volta Medical, pour le développement de logiciel, notamment d’agents et plateformes (9%) comme Ekimetrics, Dust ou Mindee et dans le secteur de la data et du cloud (8%) tels que :Probabl ou Scality. Les secteurs des ressources humaines (365 Talents ou emocio), du marketing/publicité (Adcreative.ai, Golem.ai ou Modjo), des transports/logistique (Horizon Space ou Matawan) et de l’industrie (Prophesee ou tellus.ai) arrivent ensuite, représentant chacun 5% des secteurs d’application des solutions développées par les startups.
Startups de l’IA : des capacités à répondre aux besoins de leurs clients
Cela est dû à leur capacité à répondre aux besoins du marché, en adaptant leur offre au niveau de digitalisation de leurs clients. Ainsi :
– 27% déploient des solutions sur étagère ;
– 22% proposent des solutions paramétrables directement par les clients ;
– 37% paramètrent le déploiement de leur solution avec leurs clients ; et
– 13% co-développent leurs solutions avec le client.
Les entreprises sont les principaux clients des startups françaises de l’IA, avec par ordre d’importance les grands groupes (34%), les ETI (20%), les PME (18%), d’autres startups (7%). L’Etat et les administrations publiques ne représentent que 16% des clients des startups, et les particuliers moins de 4%.
Les startups françaises réussissent à toucher des marchés internationaux : 6 startups sur 10 déploient leurs solutions à l’international, seules 4 sur 10 réalisent leur chiffre d’affaires en France uniquement.
Pour se déployer, elles peuvent compter sur des partenariats stratégiques, notamment pour la distribution de leurs solutions (pour 35% des startups interrogées), la R&D (23%) et, dans une moindre mesure, pour l’accès aux ressources, que ce soit des données ou de la puissance de calcul (10%).-
Cyril Malargé, CEO de Sopra Steria.
Socheat Chhay, Directeur Général de Sopra Steria Ventures
Des défis nombreux pour nos startups de l’IA
Ainsi, l’accès aux données est le principal défi à relever dans les 12 prochains mois pour 1 startup sur 4. C’est une question de compétitivité avec leurs concurrents extra-européens. En pratique, cela nécessite de simplifier massivement l’accès aux données publiques et protégées, en sécurisant le régime juridique applicable aux données et en harmonisant le droit européen avec les règles extra-européennes, comme l’a appelé France Digitale dans son étude sur l’IA et le droit d’auteur en novembre 2024.
L’accès à la puissance de calcul est également un défi pour les startups françaises (11%), de même que le recrutement (13%), problèmes historiques toujours non résolus, mais pour lesquels les startups françaises se disent en meilleure posture que leurs homologues européens.
La consommation énergétique devient un sujet de préoccupation pour 10% des startups, qui peuvent se trouver en situation de conflits d’usage dans la programmation à moyen terme des ressources énergétiques nécessaires au développement de leurs solutions, dans un contexte de compétition accrue avec des “big players” présents sur le territoire français, et bénéficiant des infrastructures énergétiques françaises.
Maya Noël, directrice générale de France Digitale
À propos de France Digitale
France Digitale
À propos de Sopra Steria Ventures
À propos de Sopra Steria
*Effectifs réévalués suite à la cession des activités de Sopra Banking Software en septembre 2024.
Sopra Steria
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