Épargne : 1 Français sur 5 ignore combien d’argent il laisse dormir, les jeunes font autant confiance à l’IA qu’à leur banquier
20/03/2026
Invstore, fintech lyonnaise spécialisée dans la mise en relation entre épargnants et conseillers financiers, publie les résultats d’un sondage OpinionWay réalisé les 25 et 26 février 2026 auprès de 1 052 Français représentatifs de la population française de 18 ans et plus.

L’argent qui dort : un phénomène massif et souvent inconscient
42 % des Français déclarent qu’au moins un dixième de leur argent reste non investi sur un compte courant ou en espèces. 17 % estiment que cette part dépasse 30 % de leurs liquidités. Mais le chiffre le plus structurant est ailleurs : 19 %, soit près d’un Français sur cinq, ne savent tout simplement pas quelle part de leur argent dort, faute de visibilité sur leur propre situation financière.
Le premier moteur de cette inaction est la précaution : 54 % des Français conservent leur argent disponible « au cas où », un réflexe qui monte à 64 % chez les 65 ans et plus et dans les communes rurales. Le second est psychologique : 43 % citent au moins un obstacle de cet ordre, crainte de perdre de l’argent (23 %), angoisse du mauvais choix (16 %), méfiance envers les acteurs financiers (15 %). Les ménages gagnant moins de 2 000 euros par mois sont significativement plus touchés : 51 % d’entre eux citent ces freins, contre 37 % des revenus supérieurs à 3 500 euros.
Une fracture générationnelle dans les sources de conseil
Chez les 18-24 ans, l’intelligence artificielle rivalise désormais avec le conseiller bancaire comme premier réflexe financier : 18 % citent l’IA en premier, contre 20 % seulement pour le conseiller bancaire. 16 % des 18-24 ans se tourneraient en priorité vers les réseaux sociaux et créateurs de contenu pour gérer leur épargne, contre 1 % seulement chez les 50 ans et plus. À partir de 35 ans, le réflexe conseiller bancaire redevient dominant (48 %).
Cette fragmentation des autorités financières selon l’âge soulève un enjeu de fond pour le secteur : la relation de confiance avec le conseil professionnel, construite sur plusieurs décennies, n’est plus une évidence pour une partie croissante de la population active.
Le paradoxe social des finfluenceurs
Près de 8 Français sur 10 connaissent les finfluenceurs, mais seuls 22 % déclarent les avoir déjà consultés. La méfiance reste majoritaire (48 %). L’étude met cependant en lumière un écart social préoccupant : 31 % des Français gagnant moins de 2 000 euros par mois ont consulté des finfluenceurs pour leurs finances, contre 16 % des revenus supérieurs à 3 500 euros. Les publics ayant la plus faible marge d’erreur financière sont précisément ceux qui s’en remettent le plus à des sources sans encadrement réglementaire. Les femmes sont également surreprésentées : 25 % consultent des finfluenceurs contre 19 % des hommes.
L’épargne comme charge mentale
L’inaction financière ne relève pas d’un désintérêt : elle renvoie souvent à une charge mentale réelle. Près de 2 Français sur 10 associent l’épargne à la confusion, 16 % au stress, 8 % à l’ennui. Seuls 27 % l’abordent avec motivation. Les écarts sont genrés : 56 % des femmes éprouvent des émotions mitigées ou négatives face aux sujets financiers contre 42 % des hommes. La confusion n’épargne pas les profils les plus diplômés : elle est citée par 28 % des cadres supérieurs, contre 14 % des ouvriers.
Face à ce constat, 81 % des Français estiment que l’éducation financière ne doit pas reposer sur l’individu seul. 33 % souhaitent qu’elle passe par l’école, dont 23 % comme matière obligatoire.
Raphaël Metrop, CEO et cofondateur d’Invstore, déclare : « Cette étude montre que les Français n’ont pas seulement besoin de plus d’informations ; ils ont besoin de meilleurs repères pour agir. Entre l’argent qui dort, la peur de se tromper, l’essor des réseaux sociaux, la place prise par l’IA et le besoin persistant d’un interlocuteur humain, le vrai sujet est celui de la confiance. L’enjeu, aujourd’hui, est de rendre l’accès aux conseils financiers plus lisible, plus simple et plus rassurant. »
Méthodologie
Sondage OpinionWay pour Invstore réalisé les 25 et 26 février 2026 auprès d’un échantillon de 1 052 Français âgés de 18 ans et plus, représentatif de la population française. Échantillon constitué selon la méthode des quotas (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, catégorie d’agglomération, région de résidence).
À propos d’Invstore
Fondée en 2023 en région lyonnaise, Invstore est une fintech axée sur l’expérience d’achat des produits d’investissement. La startup vient de lancer la première marketplace patrimoniale française, dont l’objectif est de faciliter l’accès des particuliers aux conseillers financiers spécialisés. Inspirée des plateformes de rencontre, ce sont les professionnels qui sont mis en compétition et qui viennent directement à l’épargnant dans l’application. Ce dernier, qui reste anonyme pendant tout le process, « matche » avec le ou les conseillers qui ont le mieux répondu à son besoin. Avec plus de 30 experts opérants déjà dans la plateforme – dont de célèbres fintechs comme Yomoni, Green-Got et Mon Petit Placement, ainsi qu’une majorité de conseillers en gestion de patrimoine –, l’application a enregistré plus de 1,5 million d’euros de « matchs » depuis son lancement le mois dernier. Invstore est membre de France Fintech et de La French Tech Saint-Étienne–Lyon, et est incubée au HUB612.
