Délais de paiement : adoption prochaine de la directive au Parlement européen
18/05/2010
De plus, pour la première fois dans un texte européen, un délai indicatif est mentionné pour les règlements relevant de relations contractuelles (entre deux entités privées) : il ne devrait pas excéder 60 jours, indique le texte, à moins d’un accord préalable entre les parties et pour autant qu’aucune partie ne puisse en souffrir. A l’issue du vote en commission parlementaire, le Conseil des communes et des régions d’Europe (CCRE) s’est félicité de l’abandon de cette pénalité forfaitaire, qu’il estimait "disproportionnée". Il militait pour un traitement identique des délais de paiement dans le secteur privé et le secteur public.
Du côté des entreprises, les réactions sont diverses. La Confédération européenne des artisans et des PME du bâtiment (EBC) a accueilli favorablement ce projet de rapport. Regrettant l’abandon par les députés de l’octroi d’une compensation aux entreprises victimes d’un retard de paiement, EBC demande que soit prise en considération la possibilité d’infliger des sanctions graduelles allant jusqu’à 3%. Pour sa part, la Fédération de l’industrie européenne de la construction (FIEC) regrette d’une part que des aménagements aient été consentis pour les autorités publiques et d’autre part que la liberté contractuelle soit ébranlée dans le secteur privé.
Commentaire : les institutions ont pris la mesure de l’importance de ce texte dans un contexte de crise, notamment pour aider les PME à être payées plus rapidement. Le vote en 1ère lecture en session plénière ne devrait pas intervenir avant fin mai (de nombreux votes ont en effet été retardés lors de la précédente session parlementaire pour cause de nuage volcanique) ou début juin. Des négociations informelles sont actuellement menées cours avec le Conseil des ministres pour essayer de parvenir à une adoption dès la 1ère lecture.
LE MONITEUR
