Bybit démocratise l’usage des cryptos

Avec l’obtention de sa licence MiCA en Autriche et le lancement officiel de Bybit.eu, la plateforme crypto accélère sa stratégie européenne. En France, Bybit mise désormais sur un produit grand public : une carte Mastercard accompagné d’un programme de cashback en cryptomonnaies. L’objectif est clair : démocratiser les usages crypto au quotidien, sous une autre forme que le trading avec un produit d’appel.

 

Ambroise Helaine, Country Manager France chez Bybit

 

Une stratégie européenne encadrée par MiCA

Arrivé chez Bybit il y a moins d’un an, Ambroise Helaine, Country Manager France, a accompagné la finalisation de la licence MiCA obtenue en Autriche, à Vienne. Un choix stratégique.

« L’Autriche fait partie des régulateurs les plus solides en Europe, à la fois ouverts à l’innovation et reconnus pour leur exigence bancaire », explique-t-il.

Depuis juillet, Bybit opère officiellement en Europe sous la marque Bybit.eu, une entité distincte de Bybit.com. Infrastructure, serveurs, partenaires bancaires : tout est localisé en Europe afin de répondre aux exigences réglementaires et de cloisonner strictement les activités européennes du reste du monde.

Une carte Mastercard disponible en France et dans l’EEE

Lancée en Europe en septembre 2025, la carte Bybit est une Mastercard, acceptée dans plus de 90 millions de points de vente à travers le monde. Elle est accessible dans l’ensemble de l’Espace économique européen.

Son fonctionnement n’a rien de complexe :

  • alimentation en euros par virement bancaire,
  • alimentation en cryptomonnaies déjà détenues sur la plateforme.

Aucun frais d’abonnement, aucun frais d’inactivité, carte gratuite à l’émission. Une logique assumée de produit d’appel.

Un cashback versé en cryptomonnaies

La particularité du dispositif repose sur le cashback. Chaque paiement génère un remboursement partiel, non pas en euros classiques, mais en crypto-actifs.

« Le cashback est reversé dans la cryptomonnaie choisie par l’utilisateur », précise Ambroise. Stablecoin euro, bitcoin ou autre actif : le choix est paramétrable dès l’inscription et modifiable à tout moment.

Le taux démarre à 2 % pour les premiers niveaux et peut atteindre 8 à 10 % pour des volumes de dépenses très élevés. Un système de paliers, basé uniquement sur l’usage de la carte, sans condition de détention d’actifs ou de statut VIP.

Une liberté totale d’utilisation des gains

Les cryptos perçues via le cashback ne sont soumises à aucune restriction. Elles peuvent être :

  • reconverties en euros et retirées vers un compte bancaire,
  • réutilisées directement pour des paiements,
  • transférées vers un compte d’échange,
  • ou placées via des mécanismes de staking.

« C’est une crypto comme une autre. L’idée est surtout pédagogique : permettre aux utilisateurs de s’exposer progressivement, sans effort d’investissement direct », résume Ambroise.

Un positionnement assumé contre le “tout trading”

En Europe, Bybit entend se différencier des plateformes historiquement orientées trading intensif.

« Peu de gens ont le temps ou l’envie de trader. Notre approche consiste à montrer que la crypto peut s’intégrer dans la vie quotidienne, via le paiement, l’épargne et le rendement », explique le country manager.

Le cashback devient ainsi un outil d’onboarding : une manière d’entrer dans l’écosystème crypto sans arbitrage complexe ni exposition brutale à la volatilité.

Un modèle économique indirect

Si la carte est gratuite, Bybit ne fonctionne pas à perte. Le programme est financé par les commissions d’interchange et, à moyen terme, par des partenariats marchands.

La plateforme travaille déjà sur des offres cofinancées par des marques, capables de proposer des taux de cashback plus élevés, parfois entièrement pris en charge par les commerçants.

« C’est clairement un axe de développement pour les prochains mois », confirme Ambroise.

Des millions de cartes déjà émises dans le monde

À l’échelle globale, Bybit revendique 82 d’utilisateurs et entre 3,5 et 4 millions de cartes déjà émises. En Europe, les chiffres précis ne sont pas encore communiqués, la phase de lancement étant toujours en cours.

Avec des équipes locales déjà constituées en France, en Espagne, en Autriche, en Allemagne, en Italie ou encore aux Pays-Bas, Bybit affiche néanmoins de fortes ambitions sur le marché européen.

 

 

Emma Dufétel

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