Baromètre | Bpifrance Le Lab – Rexecode « Trésorerie, Investissement et Croissance des PME/TPE »

Bpifrance Le Lab et Rexecode présentent le baromètre « Trésorerie, Investissement et Croissance des PME / TPE » du 2ème trimestre 2025, comportant un focus d’actualité consacré à l’impact de l’incertitude en termes de politique économique, au niveau national comme international. 

 

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Les réponses apportées par les chefs d’entreprise au questionnaire transmis par Bpifrance et Rexecode ont été collectées entre le 14 et le 25 avril 2025 ; environ 1200 réponses ont été recueillies.

  • Les indicateurs de trésorerie sont un peu mieux orientés ce trimestre mais restent à des niveaux bas. 32 % des TPE-PME jugent leur situation de trésorerie difficile, une proportion en baisse de 2 points depuis début février et proche du niveau observé avant la crise sanitaire. Les conditions d’accès au crédit s’assouplissent, aussi bien concernant le financement de l’exploitation courante que celui des investissements.

 

  • Les perspectives de demande dégradées restent ce trimestre, de loin, le principal frein à la croissance, citées par une proportion croissante de dirigeants de PME/TPE (58 % d’entre eux, soit +4 points sur le trimestre et +15 points sur un an). Les difficultés de recrutement, bien qu’en nette atténuation depuis plusieurs trimestres dans un contexte de marché du travail en berne, demeurent un obstacle significatif, contraignantes pour 37% des dirigeants.

 

  • Les difficultés d’approvisionnement (y compris hausse de prix/coûts) repartent légèrement à la hausse mais sans que cela ne pèse significativement sur la production (42 % des dirigeants déclarent en rencontrer, +2 points sur le trimestre, -7 points sur un an).

 

  • Le climat d’incertitude en termes de politique économique nationale est une source d’inquiétude un peu moins forte qu’au trimestre précédent, même si une large majorité de PME et TPE interrogées redoutent encore qu’elle ait un impact négatif « fort » sur leur activité. Dans ce contexte, les dirigeants sont moins nombreux à prévoir d’annuler leurs projets d’embauches(21 %, soit −6 points sur le trimestre et quasi stable par rapport à fin 2024). Ils restent en revanche fébriles quant aux projets d’investissement : 26 % comptent les annuler en raison de l’incertitude et seuls 35 % envisagent de les maintenir (des proportions stables par rapport au trimestre précédent).

 

  • Dans un contexte de dégradation des bilans, de demande affaiblie et d’incertitude qui reste élevée, tant sur le plan national qu’international, les intentions d’investissement s’affaiblissent et les TPE-PME revoient leurs priorités d’investissement. 45 % des dirigeants comptent investir cette année, une proportion en baisse de 2 points sur le trimestre et de 5 points sur un an. À −25, le solde d’opinion relatif à l’évolution des montants investis se stabilise à son plus bas niveau hors crise Covid. En forte progression depuis les crises Covid et énergétique, les investissements pour motif environnemental sont les plus en retrait sur un an, cités par 32 % des dirigeants (contre 41 % au T2 2024 mais 24 % en moyenne pré-Covid).

 

  • Les principaux facteurs de risques pesant sur l’activité des TPE-PME en 2025 sont de nature domestique. Le principal est le manque de visibilité sur la politique économique en France, identifié par 57 % des répondants. La crainte d’un resserrement de la politique budgétaire en France et celle d’une baisse de la demande inquiètent près de la moitié des dirigeants. Si la guerre commerciale n’est perçue comme un risque que par 10 % de l’ensemble des entreprises interrogées, cette proportion grimpe à 27 % parmi celles prévoyant d’exporter en 2025, et à 44 % pour celles réalisant une partie de leur chiffre d’affaires aux États-Unis. Toutefois, seule une très faible part des PME/TPE apparaît significativement exposée aux Etats-Unis.

 

  • Si la moitié des TPE-PME n’anticipe aucun impact de la guerre commerciale sur leur activité, celles tournées vers les Etats-Unis seraient logiquement plus touchées. Parmi ces dernières, 35 % anticipent devoir réduire leurs marges et 34 % baisser leurs prix de vente en conséquence. La majorité d’entre elles comptent également modifier leur stratégie à l’export, soit en réorientant leurs exportations (31 %), soit en les réduisant (25 %), soit en les annulant (7 %).

 

  • Malgré le relèvement des droits de douane et les incertitudes sur leur évolution, les intentions à l’export se maintiennent, avec un peu plus du quart des entreprises interrogées prévoyant d’exporter en 2025, une proportion similaire à celle observée en fin d’année dernière dans le baromètre annuel à l’export[1]). Les montants exportés sont toutefois attendus moins dynamiques.

 

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Bpifrance

 

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