Attractivité économique et compétitivité locale : le regard des dirigeants sur 5 métropoles françaises

Forvis Mazars, groupe international spécialisé dans l’audit, la fiscalité et le conseil, publie les résultats de son baromètre « Attractivité économique et attentes des dirigeants dans 5 métropoles françaises », réalisé auprès de plus de 500 dirigeants à Aix-Marseille, Bordeaux, Lille, Lyon et Nantes par OpinionWay. L’étude met en évidence un décalage entre l’appréciation portée sur la situation de l’entreprise et celle de la métropole, ainsi que des attentes fortes en matière de fiscalité, de simplification administrative et de concertation.

 

 

Une confiance plus élevée dans l’entreprise que dans le territoire

À l’échelle des cinq métropoles, 76 % des dirigeants jugent la situation économique de leur entreprise bonne. Ce niveau suggère que les dirigeants estiment leur organisation suffisamment solide et adaptée pour anticiper les difficultés et absorber les chocs, dans un contexte pourtant incertain. Ils sont en revanche moins nombreux à porter ce jugement sur leur environnement territorial : 59 % jugent la situation économique de leur métropole bonne. Ce décalage constitue l’un des enseignements centraux de l’étude et suggère que les dirigeants tendent à se sentir plus en capacité de maîtriser leur trajectoire interne que d’anticiper un environnement local perçu comme plus volatile, notamment en termes de fiscalité et de règlementations.

Cette prudence s’exprime encore davantage lorsqu’on demande aux dirigeants s’ils se sentent aujourd’hui plus ou moins confiants qu’il y a cinq ans. 40 % des dirigeants se disent moins confiants dans l’avenir de leur métropole (dont 14 % « beaucoup moins »), contre 23 % plus confiants. Pour leur entreprise, les perceptions sont également partagées avec 37 % de dirigeants se disant moins confiants et 33 % plus confiants. Par ailleurs, depuis 2020, l’attractivité des métropoles est jugée plus souvent en recul (31 %) qu’en progrès (28 %), et 37 % n’y voient pas d’évolution.

Des freins concrets dans le cadre local d’activité

Interrogés sur les politiques municipales du dernier mandat, les dirigeants identifient en priorité des marges de progression sur des conditions concrètes d’exercice de leur activité : la fluidité des démarches administratives (41 %), la fiscalité locale (39 %) et la qualité des infrastructures de transport (26 %) figurent parmi les domaines qu’ils considèrent les moins bien pris en compte. Les dirigeants mentionnent également la question des conditions d’implantation : la disponibilité de terrains ou de locaux figure parmi les domaines les moins bien pris en compte (26 %) également. L’étude met ainsi en lumière une demande de lisibilité, de stabilité et de simplification du cadre local d’activité.

La concertation comme attente structurante

Les résultats font ressortir des attentes structurantes pour le prochain mandat municipal. Un point fait très largement consensus : 89 % des dirigeants estiment que la concertation avec les entreprises doit constituer une priorité des prochaines équipes municipales. Ce résultat souligne l’importance du lien entre entreprises et puissance publique à l’échelle locale. Au-delà de la concertation, 81 % souhaitent que la métropole favorise l’implantation de nouvelles entreprises et le développement de zones d’activités, et 74 % qu’elle s’engage davantage dans la transition écologique en accompagnant les entreprises dans leurs démarches environnementales. Ainsi, pour les dirigeants, la compétitivité d’un territoire se joue aussi dans la qualité du dialogue, la capacité à traiter les freins concrets du quotidien et la prévisibilité des décisions publiques.

Des tensions de recrutement persistantes

L’étude met également en évidence des tensions de recrutement persistantes : 39 % des entreprises déclarent rencontrer des difficultés pour recruter, principalement en raison du manque de candidatures (21 %) et du manque d’expérience des postulants (16 %). Dans le même temps, les perspectives d’emploi restent prudentes compte tenu du contexte, la plupart des entreprises n’anticipant pas une évolution de leurs effectifs. Ainsi, seules 19 % des entreprises prévoient une hausse de leurs effectifs, 10 % une baisse, tandis qu’une large majorité prévoit un maintien. Parmi les entreprises qui anticipent une hausse des effectifs, la progression est majoritairement modérée (1 % seulement évoquent une forte augmentation).

Alain Chavance, Associé, Directeur général de Forvis Mazars en France

« Ce baromètre met en évidence, malgré un contexte économique et géopolitique difficile, la solidité des fondamentaux du tissu entrepreneurial des grandes métropoles françaises. Forvis Mazars avait à cœur de porter ce baromètre, fidèle à son engagement historique aux côtés des entreprises et des acteurs publics dans les territoires. Cette proximité nourrit notre compréhension des enjeux locaux et renforce la nécessité d’un dialogue accru entre acteurs publics et entreprises, car c’est dans les territoires que se joue une part essentielle de la compétitivité française. Elle souligne aussi l’attente forte des dirigeants à l’égard des politiques publiques : davantage de lisibilité, de simplification et de stabilité pour permettre aux entreprises de gagner en compétitivité, d’investir et, in fine, de créer de l’emploi. »

 

Aix-Marseille

À Aix-Marseille, 72 % des dirigeants jugent la situation économique de leur entreprise bonne, contre 57 % pour la métropole. Sur l’avenir de la métropole, 22 % se disent plus confiants qu’il y a cinq ans (niveau intermédiaire de l’étude). Dans l’évaluation du mandat municipal, Aix-Marseille est la métropole où les dirigeants sont les plus nombreux à estimer que les politiques ont facilité les trajets sur le territoire (57 %). En revanche, 38 % citent la fluidité des démarches administratives parmi les domaines les moins bien pris en compte, et 38 % la fiscalité locale. Côté emploi, 17 % des entreprises anticipent une hausse de leurs effectifs (contre 10 % une baisse), tandis que 46 % déclarent rencontrer au moins une difficulté de recrutement. Dans ce contexte, 88 % des dirigeants jugent que la concertation doit être une priorité du prochain mandat, et 85 % souhaitent que la métropole favorise l’implantation de nouvelles entreprises et le développement de zones d’activités. 78 % estiment également qu’elle devrait s’engager davantage dans la transition écologique et accompagner les entreprises dans leurs démarches environnementales.

Bordeaux

À Bordeaux, 75 % des dirigeants jugent la situation économique de leur entreprise bonne, contre 63 % pour la métropole. À 5 ans, Bordeaux est la métropole où la part de dirigeants plus confiants pour l’avenir du territoire est la plus basse (15 %). Sur le mandat municipal, 61 % estiment que les politiques ont amélioré le dynamisme commercial (niveau le plus élevé), tandis que la fiscalité locale est citée par 37 % parmi les domaines les moins bien pris en compte. Les démarches administratives le sont également par 37 %. Sur l’emploi, 14 % des entreprises anticipent une hausse des effectifs, le niveau le plus bas de l’étude (contre 10 % une baisse), et 32 % déclarent des difficultés de recrutement. Dans ce contexte, 90 % des dirigeants jugent que la concertation doit être une priorité du prochain mandat, et 78 % souhaitent que la métropole favorise l’implantation de nouvelles entreprises et le développement de zones d’activités. 77 % estiment également qu’elle devrait s’engager davantage dans la transition écologique et accompagner les entreprises dans leurs démarches environnementales.

Lille

À Lille, 83 % des dirigeants jugent la situation économique de leur entreprise bonne, contre 67 % pour la métropole (niveaux les plus élevés de l’étude). À 5 ans, Lille est aussi la métropole où la part de dirigeants plus confiants pour l’avenir du territoire est la plus élevée (28 %). Sur le mandat municipal, 52 % estiment que les politiques ont renforcé la visibilité du territoire (meilleur résultat) ; en parallèle, la fiscalité locale est citée par 49 % parmi les domaines les moins bien pris en compte (niveau le plus élevé de l’étude), et la fluidité démarches administratives par 42 %. Côté emploi, 21 % anticipent une hausse des effectifs (contre 4 % une baisse) et 35 % déclarent des difficultés de recrutement. Dans ce contexte, 87 % des dirigeants jugent que la concertation doit être une priorité du prochain mandat, et 80 % souhaitent que la métropole favorise l’implantation de nouvelles entreprises et le développement de zones d’activités. 81 % estiment également qu’elle devrait s’engager davantage dans la transition écologique et accompagner les entreprises dans leurs démarches environnementales, le niveau le plus élevé de l’étude.

Lyon

À Lyon, 70 % des dirigeants jugent la situation économique de leur entreprise bonne, contre 51 % pour la métropole (niveau le plus bas pour le territoire). À 5 ans, 23 % se disent plus confiants pour l’avenir de la métropole (niveau comparable à Nantes). Sur le mandat municipal, 32 % seulement estiment que les politiques ont facilité les trajets (niveau le plus bas de l’étude). 41 % citent les démarches administratives dans les domaines les moins bien pris en compte et 31 % la fiscalité locale. Sur l’emploi, 22 % anticipent une hausse des effectifs (contre 15 % une baisse) et 37 % déclarent des difficultés de recrutement. Dans ce contexte, 94 % des dirigeants jugent que la concertation doit être une priorité du prochain mandat (le niveau le plus élevé de l’étude), et 86 % souhaitent que la métropole favorise l’implantation de nouvelles entreprises et le développement de zones d’activités ; 63 % estiment également qu’elle devrait s’engager davantage dans la transition écologique et accompagner les entreprises dans leurs démarches environnementales (le niveau le plus faible de l’étude).

Nantes

À Nantes, 79 % des dirigeants jugent la situation économique de leur entreprise bonne, contre 59 % pour la métropole. Depuis 2020, Nantes fait partie des métropoles où le décalage entre l’évolution perçue de l’attractivité de l’entreprise et celle de la métropole est le plus marqué : 40 % jugent l’attractivité de leur entreprise améliorée, contre 24 % pour la métropole. Sur le mandat municipal, 50 % citent la fluidité des démarches administratives parmi les domaines les moins bien pris en compte (niveau le plus élevé), et 41 % déclarent des difficultés de recrutement. Sur l’emploi, 24 % anticipent une hausse des effectifs (contre 7 % une baisse), mais la stabilité reste majoritaire. Dans ce contexte, 89 % des dirigeants jugent que la concertation doit être une priorité du prochain mandat, et 73 % souhaitent que la métropole favorise l’implantation de nouvelles entreprises et le développement de zones d’activités ; 67 % estiment également qu’elle devrait s’engager davantage dans la transition écologique et accompagner les entreprises dans leurs démarches environnementales.

 

Méthodologie
Étude OpinionWay pour Forvis Mazars réalisée auprès de 506 dirigeants d’entreprises implantées à AixMarseille, Bordeaux, Lille, Lyon et Nantes, interrogés par téléphone du 11 au 23 février 2026. Les résultats doivent être interprétés en tenant compte des marges d’incertitude inhérentes aux enquêtes d’opinion (entre 1,9 et 4,4 points pour un échantillon de 500 répondants).

 

A propos de Forvis Mazars

Forvis Mazars est un réseau mondial de référence de services professionnels. Opérant sous une marque unique dans le monde entier, le réseau compte deux membres seulement : Forvis Mazars, LLP aux Etats-Unis, et Forvis Mazars Group, SC, un partnership international intégré opérant dans plus de 100 pays et territoires. Les deux membres du réseau partagent un même engagement : offrir à chaque client une expérience inégalée, en fournissant des services d’audit, de fiscalité et de conseil, partout dans le monde. Cette vision stratégique commune doit permettre à nos clients et nos collaborateurs, mais aussi, plus largement, à notre secteur d’activité et à nos communautés, de continuer à se développer.

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