Alerte Asterès : Commerce extérieur France
09/09/2011

La baisse des importations constatée en juin était à mettre en rapport avec le recul de la consommation des ménages (-0,7% au deuxième trimestre). Cette baisse ne s’est pas poursuivie en juillet, ce qui est un signal plutôt rassurant concernant la consommation, signal qui reste toutefois à confirmer.
En revanche, il est possible d’affirmer aujourd’hui que le rebond des échanges marque le pas : tant nos exportations que nos importations se situent depuis maintenant plusieurs mois sur une sorte de plateau. La reprise s’arrête là.
Or cette reprise avait été de plus grande ampleur pour les importations que pour les exportations. Autrement dit, dans la courte phase pendant laquelle les échanges ont repris, les importations françaises ont fait preuve de plus de vigueur que les exportations, propulsant notre déficit à des niveaux jamais atteints auparavant. Il n’est pas excessif de dire que l’industrie française est sorti affaiblie et moins compétitive de la grande récession de 2008-2009. Les fermetures d’usines ont réduit durablement la capacité du pays à exporter.

Or certaines de ces branches (aéronautique, pharmacie) ont donné des signes de faiblesse en juillet – une faiblesse qui reste peut-être passagère pour l’aéronautique, mais qui commence à être plus pesante pour la pharmacie.
En revanche, l’agroalimentaire (et notamment les boissons alcoolisées) reste très bien orienté et tire partie de la croissance des pays émergents, de même que le secteur de la parfumerie et la cosmétique. Mais ces deux secteurs ne sont pas suffisamment puissants pour nous arrimer à la croissance des pays émergents et nos ventes vers l’Afrique, l’Asie et le Proche et le Moyen-Orient stagnent depuis la mi-2010.


