4 raisons pour lesquelles les meilleurs FCP ne le restent pas par Laurent
03/10/2008
Les gérants de fonds bougent et emmènent leur talent avec eux

Si vous êtes intéressé par ce sujet, vous pourrez trouver un classement des gérants sur le site CityWire.
Le capital du fonds grossit démesurément

Il peut :
Garder les nouveaux apports sous forme de liquidités, mais dans ce cas, le faible retour sur investissement du cash plombera la performance globale de son fonds si les actions continuent leur ascension.
Investir cet argent dans des titres qu’il a déjà en portefeuille, mais le cours de ceux-ci auront probablement fortement augmenté depuis leur premier achat. De plus, en investissant les larges sommes qu’on lui confiées, le gérant risque de renchérir mécaniquement le cours de ces actions, ce qui nuiera bien sûr à la performance.
Se porter à l’achat sur des titres qu’il n’aimait pas assez pour les avoir déjà en portefeuille. Dans ce cas, le gérant doit faire des recherches sur un plus grand nombre d’entreprises et suivre un plus grand nombre de valeurs qu’il ne souhaiterait le faire.
Ceci est d’autant plus vrai pour les fonds spécialisés dans les entreprises avec de petites capitalisations boursières (“small caps”).
Prenons l’exemple fictif du fonds “Parci Money”, spécialisé dans les petites valeurs. Lorsque le fonds Parci Money, au capital de 100 millions d’euro (mEUR), investit 2% de son capital (soit 2 mEUR) dans “Ma Petite Entreprise SA”, d’une capitalisation de 500 mEUR, il achète moins de 1% du capital de Ma Petite Entreprise SA.
Maintenant, si le performant fonds Parci Money grossit jusqu‘à 10 milliards d’euro (MdsEUR), alors un investissement de 2% de son capital équivaudra à 200 mEUR, soit presque la moitié de Ma Petite Entreprise SA ! Ce degré d’investissement dans une entreprise côtée est complexe, voire prohibé …
Si un gérant de fonds souhaite néanmoins continuer à investir dans des small caps, il devra alors répartir son investissement sur un très grand nombre de valeurs, et son attention sera vite trop dispersée.
Les coûts de gestion deviennent insoutenables
Dans le même temps, les autres coûts de gestion diminuent rarement à mesure que le capital sous gestion grossit. Ils arrive même qu’ils augmentent. En général, les frais de gestion généraux d’un fonds sont de l’ordre de 1,5%, et les frais de tranaction 2%.
Il faut donc que le fonds battent son indice de référence de 3,5% avant de générer de la plus-value nette …
Les gérants finissent par adopter un comportement moutonnier
Du coup, la plupart des grands fonds font tous pareil, comme des moutons obèses. Ils détiennent tous les mêmes valeurs en portefeuille, et dans les mêmes proportions. Dans le souci de protéger leur source de revenu, les gérants finisse par devenir incapables de générer de fortes plus-values pour leurs investisseurs.
Au final, ces fonds se font dépasser par d’autres, et le cycle se répète.
Mais alors ? Est-il possible de trouver des fonds performants, et qui le restent ?
Cela fera l’objet d’un prochain article.
Et vous, quelle expérience avez-vous des FCP ?
