2026 : Les 5 raisons pour lesquelles l’euro pourrait fléchir face au dollar selon iBanfirst

La récente tendance haussière de l’euro combinée au consensus du marché installe progressivement l’idée d’un nouvel étalon : l’EUR/USD, serait désormais durablement arrimé à l’étiage situé entre 1,15 et 1,20.

Ce scénario est désormais perçu comme « le new normal ». Pourtant, une telle unanimité doit alerter. Derrière ce consensus apparemment solide, plusieurs éléments suggèrent que le dollar pourrait au contraire connaître une nouvelle vague haussière face à l’euro.

 

 

1. Le marché des changes se trompe quand il ignore les flux

Le marché reproduit aujourd’hui la même erreur qu’au début de 2025. À l’époque, le consensus anticipait une baisse modérée du Dollar Index de 3 à 5%. Le résultat fut tout autre : la plus forte chute du dollar depuis 1973, et une baisse de 12% face à l’euro.
L’enseignement principal de cette période est clair : les flux de capitaux et le momentum dominent la dynamique des devises, bien davantage que la macroéconomie, la balance commerciale, la géopolitique ou même les différentiels de taux.

 

2. Le mouvement de début d’année s’est inversé

La baisse du dollar observée en début d’année ne s’explique pas uniquement par le protectionnisme américain. Elle résulte aussi de flux vendeurs massifs sur les actions américaines, en particulier de la part des fonds spéculatifs, initiateurs de tendance.

Ces investisseurs ont pris leurs bénéfices après une excellente année 2024 sur les valeurs technologiques américaines pour se repositionner tactiquement sur des actions européennes décotées, profitant d’un momentum favorable, notamment après l’annonce du plan de relance allemand et l’espoir, erroné, d’une résolution rapide du conflit ukrainien.
Aujourd’hui, ce mouvement est en train de s’inverser.

 

3. Les actions américaines à nouveau en conquête ?

En effet, sur fond de décrochage de la croissance européenne en comparaison des US, on observe désormais des sorties de capitaux d’Europe qui se redirigent vers les actions américaines. Après la correction boursière de novembre, les valorisations des grandes valeurs technologiques redeviennent attractives.

L’exemple de Meta est emblématique : avec un ratio cours/bénéfice de 23, la valeur redevient une cible d’achat. Si ces flux s’intensifient, ils pourraient constituer un facteur de soutien important pour le dollar en 2026.

 

4. La baisse des taux de la Fed favorise indirectement le dollar

Le cycle de baisse des taux engagé par la Réserve fédérale va réduire l’attrait des rendements offerts par le marché monétaire, aussi bien aux États-Unis qu’en Europe. Conséquence directe : une partie des centaines de milliards actuellement investis dans les fonds monétaires devrait se redéployer vers les marchés actions, en priorité vers les actions américaines. Ce redéploiement de capitaux plaide une nouvelle fois en faveur d’un renforcement du dollar.

 

5. Toutes les mauvaises nouvelles sur le dollar sont déjà intégrées

Enfin, l’ensemble des facteurs négatifs pesant sur le billet vert semble déjà pleinement intégré dans les prix : et ici réside peut-être la donne la plus importante pour le billet vert. L’éventuel remplacement de Jerome Powell par un président de la Fed plus aligné avec la Maison Blanche, les tensions sur le crédit privé américain, le ralentissement du marché de l’emploi, identifié comme une zone de fragilité de l’économie américaine : toutes ces données sont déjà sur le marché.

Même la surévaluation structurelle du dollar, estimée entre 10% et 15%, est bien connue. Mais une devise peut rester chère très longtemps dès lors qu’il existe une demande soutenue pour les actifs libellés dans cette monnaie, ce qui demeure le cas pour le dollar.

Méfions-nous donc des consensus : un scénario alternatif crédible serait un retour vers 1,12–1,13 à moyen terme. Cela implique une adaptation des stratégies de couverture. L’histoire récente l’a montré à plusieurs reprises : sur le marché des changes, le consensus a souvent tort.

 


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