17,2 milliards d’euros de pénalités menacent les PME françaises

Plus de 17,2 milliards d’euros de pénalités menacent les TPE/PME françaises face à la facturation électronique

Alors qu’au 1er septembre 2026, la réforme obligera toutes les entreprises à recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée, une étude menée auprès de 500 TPE/PME françaises révèle que 26,1% des dirigeants n’ont encore engagé aucune démarche de mise en conformité. Cette inaction intervient à un an de l’obligation d’émission pour les PME (septembre 2027), malgré des sanctions pouvant atteindre 15 000 € par an.

Des risques financiers encore peu pris en compte

D’après cette étude, les TPE et PME françaises souffrent surtout d’une mauvaise connaissance ou compréhension de la réforme engagée par les autorités. Sur le terrain des sanctions pour non-conformité, 55,9% des dirigeants affirment ne pas connaître le montant des pénalités, dont 29,8% ayant déclaré en ignorer l’existence. Et quand ces sanctions sont connues, 32,7% n’en ont qu’une compréhension partielle.

La réforme est perçue comme un fardeau administratif supplémentaire, avant d’être une opportunité. 24,4% des patrons d’entreprises voient d’abord la dématérialisation comme une surcharge administrative, contre seulement 15,3% qui y voient une occasion de moderniser leur comptabilité. L’enquête révèle un besoin d’accompagnement insatisfait : 37% des indépendants ne se sentent pas suffisamment guidés dans cette transition, tandis que 22,2% des répondants font état d’une communication qui a parfois généré de la confusion. 34,1% déclarent qu’ils ne mèneront cette réforme que par obligation légale.

Un fossé technologique qui menace la mise en conformité

Au-delà des incompréhensions, l’étude révèle une transition lente des TPE/PME françaises vers l’automatisation. Seules 14,5% des TPE/PME françaises disposent d’une gestion administrative automatisée de bout en bout. 34,6% s’appuient encore majoritairement sur des processus manuels comme Excel ou le papier. Le taux d’adoption de l’IA reste relativement faible : 57,3% des entreprises interrogées n’utilisent pas du tout l’IA pour leur comptabilité. 24,4% déclarent même ne pas voir la valeur ajoutée claire de l’IA pour leur gestion comptable.

Face à ce constat, Dext a lancé, en partenariat avec la Direction régionale des finances publiques (DGFiP), une série de webinaires dédiés. L’objectif reste d’offrir aux entreprises et aux indépendants un espace d’échange concret et accessible pour passer à l’action en toute sérénité.

« Bien que l’échéance du 1er septembre se rapproche, il ne s’agit pas pour les TPE et les PME françaises de céder à la panique en déployant une solution à la hâte. Plus que la seule mise en conformité, l’enjeu réside dans le choix d’une plateforme capable non seulement de répondre aux exigences de la réforme, mais aussi d’accompagner les évolutions à venir. Pour cela, encore faut-il adopter une approche de long terme et faire des choix technologiques qui constituent un véritable levier de compétitivité. Il n’est donc pas trop tard pour les TPE et PME d’engager leur transformation, » explique Marine Desbans, Directrice générale Dext France.

La méconnaissance de la réforme, le couperet des sanctions administratives et le manque d’outils technologiques mettent littéralement les dirigeants sous pression. 16,2% redoutent de ne plus pouvoir envoyer ou recevoir de factures et une détérioration de la relation avec leurs clients et fournisseurs (9,4%) en cas de non-conformité. Les retards de paiement pouvant affecter la gestion de la trésorerie font partie des préoccupations de 11,4% des sondés. Les travailleurs indépendants seront particulièrement pénalisés : près d’un tiers (32%) n’ont aucun plan d’action à ce jour, comparé aux entreprises de 50 à 249 salariés, qui ne sont que 12% dans ce cas.

« Nous nous dirigeons vers un véritable embouteillage administratif à la rentrée, » prévient Marine Desbans, Directrice générale Dext France. « Il n’y aura pas de délai de grâce dans la mise en place de la réforme, et le risque de mise en conformité tardive et précipitée est bien réel. Sans une prise de conscience immédiate et un équipement adéquat dans les semaines qui viennent, des milliers de PME vont devoir s’adapter dans l’urgence. Pour autant, que les dirigeants se rassurent : leur premier point de contact dans cette démarche doit être leur expert-comptable. C’est lui qui les guidera pas à pas dans cette transition et saura les équiper avec les bons outils. Avec l’automatisation, cette contrainte légale deviendra vite une véritable opportunité de simplification administrative et de gain de productivité pour les TPE et PME françaises. »

À propos

Dext est le spécialiste français de l’automatisation de la tenue comptable. Implanté depuis 10 ans à Paris, l’entreprise fournit à plus de 2000 cabinets et 200 000 entreprises une solution Cloud d’automatisation de la tenue comptable. Dext offre aux experts-comptables, aux collaborateurs et aux entreprises un gain de temps précieux en les déchargeant des tâches manuelles, chronophages et à faible valeur ajoutée, en proposant un outil de gestion avec une extraction de données d’une exactitude de 99,5%. Reconnu pour son excellence, Dext a été 3 fois médaillé d’Or au Palmarès du Monde du Chiffre. Acteur de l’industrie comptable, Dext rassemble plus de 400 employés dans le monde. Dext a rejoint le groupe IRIS en décembre 2024.

Lire aussi


The text above is a press release that was not written by Finyear.com. Even if it has been selected by the editorial staff, who have judged that its content may constitute total or partial information to be submitted to readers, only the issuer of this press release or Opinion is responsible for its content.
Avertissement : Le texte ci-dessus est un communiqué de presse qui n’a pas été rédigée par Finyear.com. Même s’il a fait l’objet d’une sélection par la rédaction qui a jugé que son contenu pouvait relever d’une information totale ou partielle à soumettre aux lecteurs, seul l’émetteur de ce communiqué de presse ou Opinion is responsible for its content.
Les avis financiers et/ou économiques présentés par les contributeurs de Finyear.com (experts, avocats, observateurs, bloggers, etc…) sont les leurs et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour des contenus. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à réaliser un quelconque investissement. Tout investissement comporte des risques de pertes partielles ou totales en capital. La rédaction décline toute responsabilité.
The financial and/or economic opinions presented by Finyear.com contributors (experts, lawyers, observers, bloggers, etc.) are their own and may change without the need to update the content. The articles presented do not constitute an invitation to make any investment. All investments entail the risk of partial or total capital loss. The editorial team declines all responsibility.

En savoir plus sur Finyear

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture